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Le journaliste Mustapha Bendjama arrêté à Annaba

24 octobre 2019 à 16 h 42 min

La liste des journalistes emprisonnés en Algérie ne cesse de s’allonger. Les services de sécurité ont arrêté, hier mercredi à Annaba, le rédacteur en chef du journal le Provincial, Mustapha Benjama.

« Bendjama Mustapha, rédacteur en chef du journal Le Provincial, a été arrêté hier (mercredi) sur les lieux de son travail par 4 agents de police en tenue civile. Il a été conduit vers une destination inconnue. L’unité centrale de son PC a également été saisie », a rapporté aujourd’hui le journal Le Provincial.

Le Provincial a indiqué que l’arrestation du journaliste serait liée à la diffusion sur Facebook d’un « document adressé au chef de la sûreté de wilaya d’Annaba ».

Pour sa part, l’avocat du journaliste, Me Derradji Amine, a indiqué dans un communiqué diffusé cet après-midi : «  Aujourd’hui a 10h, le rédacteur en chef du journal local le provincial Mustapha Bendjama a été conduit au tribunal de Annaba en vu d’être présenté au procureur de la République pour 2 chefs d’inculpation selon des sources non officiel : divulgation de documents officiels en relation avec la sécurité nationale et atteinte au moral des troupes ».

La même source a ajouté que « le procureur de la République après avoir consulté le dossier a décidé d’un complément d’enquête sans que le prévenu ne lui soit présenté. Le journaliste est reconduit au commissariat central de la wilaya de Annaba et replacé en garde à vue ».

Une vingtaine d’avocats se sont mobilisés pour défendre Mustapha Bendjama, précise Me Derradji qui a fait savoir que  » Des citoyens ont organisé un sit-in devant le tribunal de Annaba, puis devant le commissariat central et ont exigé la libération immédiate du journaliste connu pour son engagement dans le harak et pour la libération de la presse ».

Pour rappel, outre Bendjama Mustapha, quatre journalistes algériens sont mis en prison depuis le début des manifestations populaires du 22 février. Il s’agit de Said Boudour, Adel Azeb, Abdelmounji Khelladi et Sofiane Merakchi.

Il faut signaler aussi que les journalistes subissent des intimidations (interpellations) lors de la couverture des marches populaires, au moment où des sites d’information sont bloqués. Plusieurs ONG internationales, dont le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et Reporters sans frontières (RSF), ont appelé les autorités algériennes à libérer les journalistes emprisonnés.

Lire aussi : Les entraves à l’exercice du métier de journaliste se multiplient


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