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samedi, 21 septembre, 2019
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Le hirak retrouve sa force à Bouira

24 août 2019 à 10 h 12 min

Toujours fidèles à leur engagement, des milliers de Bouiris étaient au rendez-vous hier pour la 27e marche populaire revendiquant un changement radical du système. Les marcheurs étaient aussi nombreux que vendredi dernier. Même les conditions climatiques étaient plutôt clémentes. La détermination de mener la lutte jusqu’à ce qu’une nouvelle Algérie soit érigée est plus que jamais solide. C’est aussi une cinglante réponse à tous ceux qui ont parié sur l’essoufflement du mouvement durant l’été caniculaire.

«Anelhou anelhou, alama yaghli oudhavou !» (Nous continuerons à marcher jusqu’à la chute du pouvoir), a-t-on scandé durant toute l’après-midi d’hier.

L’appel à l’application de l’article 7 de la Constitution, stipulant que «le peuple est la source de tout pouvoir», a été encore une fois renouvelé. Un hommage a été rendu aux étudiants considérés d’«esprit du hirak». Sur une pancarte soulevée par un jeune, on pouvait lire : « L’Algérie avant tout. Celui qui n’est pas avec nous durant le hirak n’aime pas ce pays». Ont été traités de «traîtres» tous ceux qui iront dialoguer au nom du peuple.

En outre, le rejet du panel de Karim Younès et de tout dialogue avec «el îssaba» est devenu une constante chez les Bouiris. «La hiwar la chiwar ya El Gaïd, arrahil obligatoire ya’l Gaïd !» (Pas de dialogue, pas de consultation, Gaïd Salah, ton départ est obligatoire), ont crié haut et fort les milliers de marcheurs.

Hier, pour la première fois, le chef du parti Talaie El Hourriyet, Ali Benflis, a été sévèrement critiqué à cause notamment de sa position en faveur de la tenue d’une élection présidentielle dans de brefs délais. «Ali Benflis à la poubelle !», ont scandé les marcheurs à plusieurs reprises.

Les appels à la dissolution du FLN, traité de «parti de traîtres», ont été aussi réitérés. Quant aux slogans de «Dawla madania machi askaria !» (Etat civil, pas militaire) et «Jomhouria machi kazerna !» (Une République, pas une caserne), ils étaient sur dans toutes les bouches.

Le fameux chant de guerre «Ikhwani la tensaw chouhada’kom» a été modifié et dédié au moudjahid Lakhdar Bouragaâ qui croupit en prison. Sa libération ainsi que celle des autres détenus d’opinion est l’une des revendications que n’ont cessé de rappeler les hirakistes et les partis politiques de l’opposition.

Par ailleurs, un barrage de la Gendarmerie nationale a été dressé à l’entrée du tunnel de l’autoroute est-ouest, à Bouzegza, à la frontière entre la wilaya de Bouira et Boumerdès, pour empêcher les citoyens de se rendre à Alger pour participer à la marche populaire. Un bouchon énorme constitué de milliers de véhicules était visible depuis Lakhdaria, à l’ouest de Bouira.


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