Le hirak parisien se mobilise pour un Etat de droit | El Watan
toggle menu
mercredi, 29 juin, 2022
  • thumbnail of elwatan10072021

Marche commémorative des événements du 5 octobre 1988

Le hirak parisien se mobilise pour un Etat de droit

05 octobre 2020 à 11 h 06 min

Parcourant un trajet reliant les places République et Nation dans des conditions météo capricieuses et sanitaires strictes, imposées par les autorités françaises à cause du rebond de la pandémie de coronavirus Covid-19 ces derniers jours particulièrement dans la région parisienne, les quelques milliers de manifestants ont réaffirmé les principales revendications du mouvement populaire.

l’occasion de la commémoration des événements du 5 octobre 1988, le hirak de la communauté nationale établie en France a organisé, hier, une nouvelle marche à Paris.

Il s’agit pour les organisateurs de cette énième manifestation populaire de la diaspora, depuis le 22 février 2019, de signifier la continuité entre ces deux dates, désormais historiques pour le peuple algérien, dans la mesure où elles marquent des soulèvements populaires massifs «exprimant un ras-le-bol généralisé contre un système autoritaire», tel qu’affirmé dans une déclaration publique.

Parcourant un trajet reliant les places République et Nation dans des conditions météo capricieuses et sanitaires strictes, imposées par les autorités françaises à cause du rebond de la pandémie de coronavirus Covid-19 ces derniers jours particulièrement dans la région parisienne, les quelques milliers de manifestants ont réaffirmé les principales revendications du mouvement populaire.

«Etat civil et non militaire !», «Libérer les détenus !», ou encore «Pas d’élections avec les gangs !», ont-ils scandé faisant allusion au scrutin référendaire du 1er novembre prochain.

Ils ont ainsi répondu présent à l’appel de reprendre les actions unitaires, lancé par les acteurs encadrant le volet diasporique de la révolution de février 2019, en l’occurrence une trentaine d’organisations (mouvements politiques, collectifs et comités citoyens, associations et syndicats), qui rejettent «l’agenda électoral du pouvoir et du référendum sur la nouvelle Constitution élaborée sans le peuple».

Lesdits initiateurs exigent «l’arrêt de la répression, et la libération immédiate des détenus politiques et d’opinion» comme un préalable à l’«amorce d’une transition pour un processus souverain dans la perspective d’un Etat de droit, démocratique, libre et social».

Ce qui devrait aboutir, selon eux, à la satisfaction des attentes et aspirations, exprimées en octobre 1988 et février 2019, par les Algériens notamment les jeunes, qui «n’ont pas abdiqué ni renoncé à leurs revendications de démocratie, de pluralisme, d’égalités entre citoyennes et citoyens, de liberté et de justice».

Ayant pour l’instant su dépasser leurs différends internes, partisans et idéologiques, pour maintenir l’unité du mouvement se voulant représentatif sur le fond et sur la forme de celui du pays, les animateurs du hirak parisien haussent le ton envers le pouvoir et exigent le «départ ordonné et pacifique mais inconditionnel et complet du système et de tous ses symboles», ainsi que le «retrait de l’armée de l’exercice du pouvoir politique et la dissolution de la police politique pour un Etat civil et non militaire, libre et démocratique».


S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!