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Stockage de produits dangereux : Le gouvernement exclut un scénario à la libanaise

10 août 2020 à 10 h 10 min

Le gouvernement a rassuré, avant-hier, au sujet du stockage de marchandises dangereuses dans les ports du pays, quatre jours après l’énorme explosion meurtrière survenue au port de Beyrouth, au Liban.

«L’Algérie a été parmi les premiers pays à interdire la saisie ou le stockage de marchandises dangereuses au niveau des ports», a affirmé le ministre des Transports, Lazhar Hani, lors d’une visite d’inspection au port d’Alger.

Selon lui, le texte d’interdiction remonte à 1975. Cette loi «est appliquée de manière stricte au niveau de tous les ports du pays», a souligné le ministre, assurant qu’«aucune marchandise dangereuse ne s’y trouve».

Il a rappelé que de sévères sanctions ont été prises à l’encontre de certains responsables de port dans les années 1980, allant jusqu’à l’emprisonnement pour non-respect des procédures légales en vigueur en la matière.

«Ce qui s’est passé au port de Beyrouth peut se produire dans n’importe quel autre port, d’où la nécessité de veiller à la stricte application des lois pour éviter pareilles catastrophes», a mis en garde Lazhar Hani.

L’énorme déflagration, mardi dernier, dans un entrepôt du port de la capitale libanaise, a fait au moins 158 morts, 6000 blessés, des dizaines de disparus et des centaines de milliers de sans-abri. D’après les autorités, quelque 2750 tonnes de nitrate d’ammonium, stockées «sans mesures de précaution» dans le port de Beyrouth, sont à l’origine de la puissance des déflagrations.

Les autorités estiment que le montant des dégâts s’élève à 15 milliards de dollars, un montant que le Liban, qui ploie déjà sous une montagne de dettes excédant 150% de son PIB, ne pourra payer seul.

Sur un autre registre, le ministre des Transports a instruit l’administration du port d’Alger de se débarrasser «rapidement» des produits, dont la poudre de lait, des médicaments et des livres, stockés depuis des années.

«Une poudre de lait stockée depuis 10 ans représente un danger pour la santé publique, il ne faut pas la jeter dans les décharges publiques mais l’incinérer», a estimé M. Hani, ajoutant que «les vieilles marchandises, notamment les produits de consommation, ne doivent pas rester stockées au niveau des ports».

Interrogé sur la réouverture des espaces, maritime et aérien, provisoirement fermés depuis mars dernier en raison de la propagation de la pandémie du nouveau coronavirus, le ministre a écarté l’éventualité de rouvrir les liaisons internationales de transport à l’heure actuelle.

«Notre priorité est la lutte contre la pandémie, et dès la maîtrise de la situation, nous examinerons cette possibilité», a-t-il expliqué. Trois semaines après des premières mesures de déconfinement, l’Algérie est en proie à une flambée de foyers d’infection. 



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