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samedi, 06 mars, 2021
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Le général-major à la retraite Bachir Tartag : «Le vrai complot c’est celui qui nous a ciblés»

03 janvier 2021 à 11 h 05 min

D’emblée, le général-major à la retraite, Bachir Tartag, se présente comme coordinateur des services de sécurité dépendant de la Présidence et le juge lui explique ce qui lui est reproché en tant que responsable de Dar El Afia de n’avoir rien dit.

Tartag précise : «D’abord, en ce qui concerne la villa Dar El Afia, cette demeure dépend de la Présidence.

Avant, elle dépendait du DRS (Département de renseignement et de sécurité). Lorsque ce département a été dissous, ses services ont été tous rattachés à la Présidence. Ils disent que je n’ai pas assisté à cette rencontre en raison de mon différend avec le général Toufik. Je n’avais aucun conflit avec ce dernier. Si j’avais envie d’y être, j’aurais été parmi les présents. Je n’arrive pas à avaler l’accusation de complot. La définition de cette accusation est très difficile. L’Algérie n’a connu qu’un seul complot. C’était en 1967…»

Le juge : «Nous n’avons pas encore terminé le procès…».

L’accusé : «Comment puis-je accepter qu’à la fin de ma carrière on m’accuse de complot ? Le traître, c’est celui qui en a décidé ainsi. Lorsque l’Algérie avait besoin de nous, on a donné tout ce qui était possible pour ne pas la laisser tomber durant les années 90’. Qui a parlé de complot ? Pensez-vous que le général Toufik puisse comploter ? Le vrai traître, c’est celui qui l’a dit…»

Le juge : «Défendez-vous, vous avez la parole.»

L’accusé : «Saïd Bouteflika en tant que conseiller du Président m’avait demandé de préparer la villa Dar El Afia, qui n’a jamais été une résidence secrète. Nos agents sont postés là-bas 24 heures sur 24 pour assurer la sécurité. Le conseiller devait rencontrer des gens, il fallait donc préparer les lieux. Saïd Bouteflika peut voir qui il veut. La garde a préparé la maison pour y recevoir Louisa Hanoune et le général Toufik, où est le problème ?».

Le juge : «pourquoi avez-vous refusé de venir à l’audience des deux précédents procès ?»

Tartag : «Lorsque j’ai vu les chefs d’accusation, j’ai compris qu’il y avait un complot contre nous. Pourquoi suis-je venu ? Parce que les conditions ne sont plus les mêmes. Elles sont meilleures.»


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