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Beaucoup d’incertitudes planent sur l’avenir du pays

Le FFS dénonce un régime «autoritaire» et «répressif»

16 septembre 2018 à 1 h 05 min

Le Front des forces socialistes (FFS) a dressé hier un véritable réquisitoire à l’encontre du régime algérien. Un régime qu’il qualifie d’autoritaire, de répressif et qui utilise tous les moyens pour museler les libertés syndicales, associatives, des activités politiques, des militants des droits de l’homme et des hommes d’art et de culture.

Saisissant l’opportunité de la célébration du 55e anniversaire de la fondation du premier parti de l’opposition de l’Algérie indépendante, le premier secrétaire du FFS, Mohamed Hadj Djilani, a rappelé, à partir de Aïn Defla, région qui a beaucoup donné à la Guerre de Libération, que le FFS est né dans le sillage de la crise postindépendance, lorsque le régime a dépossédé le peuple algérien de sa souveraineté.

«Le FFS est né pour construire un Etat démocratique et social, un Etat où le peuple est la véritable source de tous les pouvoirs. Malheureusement, le régime algérien a brisé cette dynamique et l’Algérie a vécu de 1962 à 1989 sous l’ombre du parti unique qui ne reconnaît ni les droits ni les libertés», déplore Hadj Djilani, condamnant au passage l’autoritarisme du système qui réprime depuis 1962 toutes les voix appelant à un véritable pluralisme et non une pluralité de façade.

En présence du commandant Lakhdar Bouregaa, l’un des fondateurs du FFS, Hadj Djilani a rendu un vibrant hommage à feu «Hocine Aït Ahmed, le militant historique qui a donné sa vie pour l’Algérie». Aït Ahmed disait, rapporte le premier secrétaire : «Le FFS est né dans le giron du Mouvement de libération nationale, ses racines politiques et éthiques plongent dans un anticolonialisme de conviction et non de circonstance. Pour le FFS, patriotisme et démocratie sont inséparables, le FFS a d’abord dû lutter pour empêcher qu’on piétine la démocratie au nom du patriotisme, pour ensuite se battre pour empêcher qu’on piétine le patriotisme au nom de la démocratie.»

Le FFS réitère la revendication de la reconnaissance des martyrs du devoir et de la démocratie et la réhabilitation des anciens de 1963-1965. «Il n’y aura pas de réconciliation sans la réhabilitation des anciens du FFS, ni réconciliation en l’absence de vérité et de justice», note le premier responsable du parti.

Abordant la situation qui prévaut actuellement dans le pays, Hadj Djilali parle d’incertitudes et du flou qui plane sur l’avenir politique, économique et social amplifiant ainsi la crise que traverse le pays, la détérioration du pouvoir d’achat du citoyen, et un niveau de vie difficile pour les Algériens causé par la mauvaise gestion et la mauvaise gouvernance, et la répartition inégale des richesses, ce qui a causé une contestation populaire dans tous les coins du pays. La responsabilité de cette dangereuse situation incombe, selon le FFS, au pouvoir, car elle découle de sa gestion autoritaire, unilatérale, non participative et non consensuelle, ce qui approfondit les injustices, la hogra et le mépris. «Nous assistons à la dégradation de la situation dans différents secteurs, l’éducation, l’université, la santé, qui ne répondent pas aux besoins des citoyens, et n’offrent pas les conditions d’une vie décente.

La peste, le choléra, la rougeole, et puis quoi d’autres ?» s’interroge le FFS, qui demeure persuadé qu’il y a un espoir pour renverser la donne et faire face à un régime qui fait tout pour maintenir le statu quo. Le FFS centre son projet sur la mobilisation citoyenne, ultime recours pour établir un rapport de force et contraindre le régime à un dialogue politique pour changer le système actuel. L’enjeu, pour le plus vieux parti de l’opposition, est d’élever la conscience politique et sociale de toutes les franges de la société afin d’arriver à construire le consensus national.

«C’est cette conscientisation de masse qui permettra d’imposer au pouvoir la reconstruction d’un consensus national qui mettra fin à un régime de non-droit, antidémocratique et antisocial et assurera l’avènement d’une deuxième République», tranche Hadj Djilani.


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