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Le drame s’est produit à Bordj Badji Mokhtar : 11 migrants subsahariens meurent dans un accident de la route

02 septembre 2019 à 9 h 30 min

Malgré le durcissement des mesures sécuritaires adoptées par les autorités algériennes pour «lutter contre l’immigration irrégulière», les migrants subsahariens continuent de braver tous les interdits et tous les dangers pour gagner le Nord algérien, puis la frontière algéro-marocaine.

Ainsi, 11 migrants subsahariens en situation irrégulière ont trouvé la mort, hier matin, entre Bordj Badji Mokhtar et Reggane. Selon nos informations, le véhicule de transport en commun s’est renversé, tuant sur le coup 11 occupants et en blessant trois autres. A l’heure qu’il est, nous ignorons dans quelles conditions s’est produit cet accident de la route en plein désert. «Le drame s’est produit tôt le matin à 400 kilomètres de Bordj Badji Mokhtar, en direction de la ville de Reggane», précise notre source. C’est, en fait, l’itinéraire qu’empruntent habituellement les migrants en provenance du Mali, en particulier, pour gagner le Nord algérien. Aussitôt enclenchée, l’enquête n’a pas encore permis de connaître l’identité des victimes.

Bravant les arrestations, les refoulements et les rapatriements instaurés par l’Algérie pour «lutter» contre l’immigration irrégulière, des Subsahariens, femmes, hommes et enfants affrontent les dangers pour traverser l’Algérie du sud à l’ouest pour atteindre Maghnia, à la frontière avec le Maroc, porte des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. Un tracé frontalier où de profondes tranchées ont été creusées et un haut grillage érigé depuis plus de trois ans.

Pour rappel, selon des organisations non gouvernementales, durant les six premiers mois de l’année en cours, «près de 5000 personnes ont été arrêtées puis expulsées à la frontière entre l’Algérie et le Niger. Parmi elles, plus de 90% sont des Nigériens, les autres migrants sont originaires d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale».

En 2018, plus de 14 000 personnes – dont une majorité de Nigériens – ont été expulsées par les autorités algériennes.   



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