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Des migrants clandestins sauvés, d’autres disparus en mer

Le drame des harraga se poursuit

22 décembre 2018 à 11 h 07 min

Les victimes du naufrage, dont deux fillettes âgées de 2 ans, un enfant de 11 ans et des jeunes de 19 à 39 ans, sont tous originaires de la wilaya d’Oran.

Les neuf rescapés du naufrage d’une embarcation semi-rigide au large de la côte ouest d’Oran, avec à son bord 29 personnes, sont toujours hospitalisés à l’EPH Zighoud Youcef de Ténès, où les ont transférés jeudi les gardes-côtes de la région.

Les victimes, dont deux fillettes âgées de 2 ans, un enfant de 11 ans et des jeunes âgés de 19 à 39 ans, sont tous originaires de la wilaya d’Oran. Elles ont été sauvées en mer par l’équipage d’un navire de marchandises se dirigeant vers le port de Ténès, avant de les évacuer à Ténès et les remettre aux gardes-côtes.

Ces derniers les ont aussitôt transférés à l’hôpital Zighoud Youcef de Ténès, où tout le personnel médical et paramédical a été mobilisé pour leur prise en charge dans les meilleures conditions possibles. Le directeur de l’établissement, Saïb Mohamed, a tenu à rassurer les familles et proches sur l’état de santé des neuf personnes sauvées.

«L’ensemble de ces rescapés se portent bien, les deux petites filles de 2 ans sont saines et sauves, à l’instar des autres harraga sauvés, et les trois jeunes atteints par le feu à bord de l’embarcation, ont été soignés pour des brûlures légères.

Il faut dire que dès leur admission dans notre hôpital, les rescapés ont bénéficié d’une prise en charge rapide et efficace, mettant à contribution tous les médecins spécialistes et agents paramédicaux de l’EPH Zighoud Youcef, si bien que nous n’avons enregistré aucune évacuation vers d’autres hôpitaux.

A cela, il faut ajouter l’élan remarquable de solidarité des habitants de Ténès, à leur tête le président de l’APC et l’association Amel, dirigée par Mme Ghazali», a indiqué le directeur de l’hôpital. Il a par ailleurs précisé que son établissement n’a reçu aucun cadavre lié à cette opération de sauvetage et de secours en mer des neuf harraga.

On a appris également hier que des membres des familles des enfants et adolescents hospitalisés ont fait le déplacement jusqu’à Ténès pour s’enquérir de l’état de santé de leurs proches. Ce furent des moments de grande émotion surtout à la vue des fillettes dont les parents ont certainement disparu en mer, puisque 20 harraga demeurent introuvables à ce jour.

Selon des sources concordantes, il y avait 29 personnes, dont des familles, à bord de l’embarcation qui a pris le départ des côtes d’Oran vers l’Espagne. Cependant, arrivé au large à plus de 50 milles de la côte ouest d’Oran, le petit bateau aurait subi une avarie suivie d’un début d’incendie.

On ignore ce qui s’est passé par la suite, car l’accès aux rescapés hospitalisés est quasiment impossible pour des raisons évidentes. Les 20 harraga disparus se sont-ils jetés à la mer ? On n’en sait rien pour le moment.

Ce qui est sûr, c’est que ceux qui sont restés sur le bateau ont eu la vie sauve grâce à un navire de marchandises qui venait d’Espagne et se dirigeait vers le port de Ténès, avec à son bord 3215 tonnes de fer et profilé.

Ce dernier s’est arrêté pour leur porter secours et les évacuer vers le port de Ténès, où il a accosté jeudi à 7h. Voilà un autre drame de l’immigration clandestine qui renseigne sur la recrudescence inquiétante de ce phénomène depuis quelques semaines.


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