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Le pdg de Sider El Hadjar est en abandon de poste depuis deux mois

Le complexe El Hadjar navigue à vue, le syndicat dénonce

10 septembre 2018 à 3 h 00 min

Après avoir renoué avec la production de l’acier et de la fonte suite à un Plan de redressement interne (PRI) dont la première phase a coûté des centaines de millions de dollars, voilà que le complexe sidérurgique d’El Hadjar est de nouveau l’otage d’un conflit ouvert entre le syndicat de l’entreprise et la direction générale de Sider El Hadjar.

En effet, selon une lettre du partenaire social, adressée au PDG du groupe Sider, dont El Watan détient une copie,  «Maâtallah Shemseddine, notre président directeur général du complexe Sider El Hadjar, est en abandon de poste depuis deux mois. Son absence n’est pas justifiée. Conscient de ses insuffisances professionnelles dans ce domaine de gestion, il a laissé derrière lui une usine pratiquement à l’arrêt, livrée à elle-même. N’était l’intervention de nos cadres sidérurgistes, notre outil de travail serait actuellement obsolète. Dénonciable, cette situation l’est à plus d’un titre d’autant plus qu’elle fait le bonheur de nos nombreux concurrents et menace sérieusement la pérennité de notre entreprise.»

Cette situation est très grave, d’autant plus qu’elle intervient à la veille du lancement de la deuxième phase du PRI interne dont l’enveloppe est estimée à plus de 300 millions de dollars.

En effet, après une 1re étape du PRI, la seconde qui consiste à passer de la production à la transformation de la fonte en produit vendable est actuellement gelée. Pour assainir ses finances, l’usine doit consentir d’importants efforts de rationalisation dans sa gestion financière.

Ce qui n’est pas le cas au regard du comportement du PDG de Sider El Hadjar, une des filiales du Groupe Sider, qui a affecté considérablement le moral de 4500 sidérurgistes et leur staff dirigeant. «Malheureusement un grand échec a été constaté ces derniers temps, avec le risque du retour du complexe à la case départ depuis l’installation à la tête de l’entreprise du nouveau PDG qui, en tant que technicien, semble être très limité dans la gestion et le management des grandes entreprises, telles que Sider El Hadjar. A cela, il faut ajouter son comportement empreint d’un flagrant abus de pouvoir vis-à-vis de 4500 sidérurgistes», dénonce Amouri Noureddine, le secrétaire général du syndicat de Sider El Hadjar dans ce document, signé par lui-même et transmis à toutes les autorités civiles et militaires.

Et de dégager sa responsabilité quant aux conséquences du comportement du PDG du complexe Sider El Hadjar : «De ces faits négatifs, le syndicat d’entreprise, par obligation, attire votre attention en tirant la sonnette d’alarme. Le désengagement du PDG affecte négativement la gestion du complexe et son comportement peut rompre la croissante économique.

Actuellement, il tient l’entreprise en otage. Pourtant, l’Etat algérien et son président de la République n’ont pas dégagé une enveloppe financière très importante au profit du complexe d’El Hadjar pour que des malintentionnés nous gèrent et nous mènent vers l’inconnu. Donc, le syndicat d’entreprise Sider El Hadjar décline toute responsabilité sur tout dérapage résultant de ces faits graves et irresponsables.»

Pour avoir l’avis du PDG de Sider El Hadjar, Maatallah Shemseddine, ce dernier était hier injoignable. «Il est absent depuis plusieurs semaines», confirme une préposée au téléphone de la direction générale de Sider El Hadjar. Par ailleurs, le président directeur général d’Imetal, Maouche Abdelhakim, a été saisi, hier, par le syndicat de l’entreprise Sider El Hadjar pour un fait très grave. Il l’a appelé pour dépêcher une commission d’enquête à l’effet de procéder à un audit au niveau du complexe. Selon une lettre dont l’objet est «mise en garde», Amouri Noureddine, le SG du syndicat de l’entreprise, exhorte le PDG du groupe Imetal d’instruire ses services à l’effet de «dépêcher une commission d’enquête pour procéder à un audit au niveau de l’usine Sider El Hadjar».

Il accuse un haut cadre du département capital marchand au niveau du ministère de l’Industrie et des mines d’être à l’origine de pressions exercées sur l’administration et le syndicat de l’entreprise. «Par son pouvoir d’autorité, il est intervenu en faveur de deux entreprises privées sous-traitantes (…) qu’il a introduites au complexe depuis Alger, et ce, en agissant en tant que représentant personnel du ministre de l’Industrie, Youcef Yousfi. Pis, ces deux entreprises n’ont jamais été retenues dans aucune des opérations d’avis d’appel d’offres de l’entreprise Sider El Hadjar», précise le représentant des travailleurs.


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