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«Le CNLD rejette toute offre de négociation avec le pouvoir»

22 décembre 2019 à 10 h 25 min

Dans un communiqué diffusé jeudi dernier via sa page Facebook après l’investiture de Abdelmadjid Tebboune, le Comité national pour la libération des détenus (CNLD) a exprimé clairement son rejet du dialogue avec le pouvoir en place.

Sous le titre «Où va l’Algérie ?», le CNLD a commencé par recenser toutes les exactions subies par de nombreux citoyens depuis le jour du scrutin. «Le jeudi 12 décembre, plus de 300 personnes ont été arrêtées à Alger en mode kidnapping et embarquées vers plusieurs commissariats avant qu’ils ne soient relâchés samedi matin» ; «En Kabylie, plus exactement à Tizi Ouzou, Bouira et Béjaïa, la police a usé de tirs de gaz lacrymogènes contre des manifestants isolés et pacifiques, causant plusieurs blessés. Des jeunes ont perdu un œil. A Boumerdès, la même violence policière a coûté la vie à un homme père de quatre enfants», détaille le CNLD, avant de préciser : «Des avocats membres du CNLD, en collaboration avec des médecins, sont en train de constituer le dossier nécessaire pour le dépôt de plaintes contre les responsables de cette tragédie».

S’agissant de l’offre de dialogue exprimée par M.Tebboune, le CNLD apporte cette réponse cinglante : «Certaines voix, sans aucune gêne, s’élèvent pour chercher une nouvelle clientèle afin de dialoguer ou négocier avec un pouvoir illégitime, discrédité et isolé, même avec ce coup de force qui a permis l’intronisation d’une nouvelle tête du régime contre la volonté populaire qui a pourtant rejeté, à l’écrasante majorité, la mascarade électorale». «Le recyclage d’un système agonisant a été la feuille de route du chef d’état-major, architecte de la contre-révolution. Le résultat est une catastrophe : un Président désigné par un coup de force militaire, illégitime et rejeté par tous les Algériens».

Et de faire remarquer : «La cérémonie d’investiture du nouveau désigné de la dictature militaire s’est déroulée en même temps que la condamnation de deux jeunes activistes : le jeune poète Mohamed Tadjadit, condamné à 18 mois de prison ferme par le tribunal de Sidi M’hamed, à Alger, et la jeune étudiante Nour El Houda Oggadi, placée sous mandat de dépôt à Tlemcen, tous deux accusés d’atteinte à l’unité nationale et au moral des troupes, pour avoir exprimé leur désir de liberté sur Facebook, comme des millions d’Algériens».

Le Comité national pour la libération des détenus a tenu à travers son communiqué à «dénoncer vigoureusement cette vague de répression» et «appelle l’ensemble des Algériens à poursuivre la lutte pacifique jusqu’à la concrétisation des revendications de la révolution populaire, à savoir un changement radical du système et l’instauration d’un Etat civil et non militaire précédé par une période de transition démocratique mettant les bases d’une Algérie libre et plurielle». Tout en exigeant «la libération immédiate et inconditionnelle de tous les détenus d’opinion et politiques», le CNLD réaffirme son rejet de «toute offre de négociation avec le pouvoir et met en garde contre tout marchandage sur le dos des détenus incarcérés injustement depuis plusieurs mois et dont toutes les familles ont subi des dégâts». «La réhabilitation de tous les détenus d’opinion et politiques, maintenus en otages par ce régime, est une exigence populaire, avec réparation à ces détenus et à leurs familles», souligne le CNLD. 


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