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Bensalah appelle Bouteflika à continuer à la tête de l’état

Le cinquième mandat s’invite au Parlement

03 juillet 2018 à 2 h 13 min

Après Ould Abbès, Ouyahia, Saïd Bouhadja et d’autres personnalités qui demandent au Président de rempiler pour un autre mandat, c’est au tour du président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, d’en appeler à Bouteflika de briguer un autre mandat.

Abdelkader Bensalah, président du Conseil de la nation et deuxième homme de l’Etat dans l’ordre protocolaire du pays, a appelé, hier, le président Bouteflika à rempiler pour un 5e mandat.

Par cet appel formulé lors de la cérémonie de clôture de la session parlementaire, Bensalah engage toute une institution, composée de formations politiques de différentes obédiences et ayant des points de vue divergents.

Abdelkader Bensalah a-t-il le droit de parler au nom des sénateurs ? A-t-il consulté les membres du Sénat avant de lancer l’appel au président Bouteflika ? La réponse est évidemment «non». Les sénateurs n’ont pas été informés du positionnement du Sénat pour un 5e mandat.

Ils ont même, selon leurs témoignages, été surpris qu’une institution censée contrôler le rendement de l’Exécutif prenne une telle initiative en leur nom et à leur insu. «Les membres du Conseil de la nation appellent le président Abdelaziz Bouteflika à poursuivre son œuvre.

Un choix imposé par la conjoncture et face aux défis auxquels l’Algérie est confrontée», a lancé Bensalah dans son discours, précisant que «les sénateurs, lors du 20e anniversaire du Conseil avaient appelé à la continuité et aujourd’hui ils appellent Bouteflika à poursuivre son œuvre.

L’étape actuelle nécessite la continuité, compte tenu des défis qui attendent encore l’Algérie et la situation impose la continuité de l’artisan de la paix et de la stabilité du pays», argumente Bensalah, pour qui le 5e mandat est plus «une obligation» qu’un «choix».

Pour justifier son appel, le président du Sénat est revenu longuement sur les réalisations du Président dans les domaines politique, socio-économique ou sécuritaire. Scandalisé, un sénateur qualifie cet appel de «hérésie». «Apparemment l’appel pour un 5e mandat est à la mode.

C’est tout le monde qui se met de la partie», ironise un sénateur. Bensalah, qui a au passage dressé le bilan des activités du Sénat et les projets examinés, n’a pas manqué d’égratigner l’opposition qui, selon lui, fait de fausses analyses de la situation qui prévaut dans le pays.

«J’invite ces entités politiques à faire la comparaison entre la situation du pays avant et maintenant, aussi bien dans le domaine sécuritaire que social. Quelle place avait l’Algérie dans la sphère internationale et quel est son rôle aujourd’hui ?», note le premier responsable du Sénat.

Néanmoins, si Bensalah a ouvertement et sans aucune ambiguïté invité Bouteflika à briguer un autre mandat, Saïd Bouhadja, président de la Chambre basse du Parlement, a parlé dans un style indirect.

Profitant également de la clôture de l’unique session parlementaire de l’APN, Bouhadja a demandé au Président en exercice, à poursuivre son œuvre à la tête du pays. Bouhadja a énuméré les réalisations et les exploits du chef de l’Etat qui décide et suit de près ce qui se passe dans le pays et ses choix ont atteint leur objectif.

«Les parties qui prétendent que les réformes et les chantiers engagés par le président Bouteflika n’ont pas eu les fruits escomptés veulent semer le doute et le désespoir dans le pays. Ces personnes vont même plus loin en tentant de porter atteinte aux institutions de l’Etat et ses symboles», accuse Bouhadja qui pense que «ce genre de discours reflète la faillite politique de ses auteurs».

Les deux hommes, Bensalah et Bouhadja, l’un de couleur politique RND et l’autre appartenant au FLN ont emboîté le pas aux patrons de leurs formations politiques respectives, Ahmed Ouyahia et Djamel Ould Abbès, qui se sont exprimés récemment en faveur d’un 5e mandat pour le président Bouteflika et avant eux Amar Ghoul de Taj et le patron de la centrale syndicale, Sidi Said…

Par ailleurs et s’agissant de l’affaire de la cocaïne qui tient en haleine l’opinion publique, les présidents des deux Chambres n’ont pas évoqué le sujet, se contentant de dénoncer le phénomène de la corruption et les efforts consentis par l’Etat pour lutter contre ce fléau.


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