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Acheminement des dons à Djanet

Le «casse-tête» des associations

25 juin 2019 à 10 h 00 min

Les aides humanitaires et dons collectés par des associations (nourriture en conserves, vêtements, médicaments) ont eu beaucoup de mal à parvenir aux populations de Djanet et d’Illizi après les inondations de la fin du Ramadhan, qui ont touché ces deux villes du sud-est du pays.

Dans un pays-continent comme l’Algérie, le plus grand d’Afrique, il faut une solide organisation et une logistique bien huilée pour acheminer des aides après une catastrophe, surtout jusqu’à des villes frontalières. Il faut le soutien et l’accompagnement de l’Etat.

Kader Affak, président de l’association Le Cœur sur la main, nous a confié : «On a payé le fret (Air Algérie) dans le cadre de la solidarité avec Djanet. Ce n’est pas à titre gratuit. La compagnie nationale nous a fait une réduction de soi-disant 50% : au final on a payé 206 000 DA, sans la réduction, la facture était de 330 000 DA. On a payé des taxes internes qui sont de 90 000 DA.

Le transport nous a coûté 110 000 millions. C’est beaucoup pour nous ! On aurait pu acheter autre chose.» Il précise : «On a pris les dons des autres collectifs qui n’ont pas d’agrément.» Et si les dons avaient été acheminés par voie terrestre ? La note aurait été aussi salée. «Par route, un camion 10 tonnes Anderson, c’est 140 000 DA et il met trois jours pour arriver à destination.

On a payé hier et une partie des dons a été acheminée selon les places disponibles dans l’avion.» M. Affak précise que «le personnel d’Air Algérie a fait des efforts pour nous aider. Le personnel du commercial et de l’embarquement a été très compréhensif, en faisant le calcul, il a décidé de prendre une autre formule pour baisser les prix. Une autre partie des dons est à l’aéroport et sera acheminée au fur et à mesure, ce n’est pas un cargo qui les transporte, chaque fois une quantité est envoyée».

Joint par téléphone, Amine Andaloussi, chargé de la communication à Air Algérie, a affirmé que «la compagnie aérienne a fait beaucoup d’efforts. On a accordé une gratuité pour un avion spécial qui est très sollicité par les opérateurs, le reste, on a fait des prix presque symboliques». Selon lui, c’est une opération «très compliquée, le charter a été enlevé aux opérateurs économiques.

On a un seul avion d’une capacité de 12 tonnes». Pour lui, Air Algérie est une société à caractère commercial en premier lieu et qui évolue, faut-il le rappeler, dans un contexte fortement concurrentiel. Son équilibre financier est fragile au regard de ses charges (masse salariale et coûts d’exploitation relatifs à la maintenance et au carburant).

En plus, la compagnie est dans une période cruciale (hadj, omra, Coupe d’Afrique, dispositif d’été). «On a fait bénéficier certains de billets gratuits mais ce n’est pas logique de faire du fret gratuit toute l’année. Cela va pénaliser toute une économie», conclut-il.


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