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Des contacts entrepris entre le PAD et d’autres forces

Le camp démocratique en quête d’un large rassemblement

21 janvier 2020 à 10 h 06 min

Après la libération, provisoire faut-il le signaler, d’un premier contingent de détenus d’opinion, au nombre de 76, les autorités semblent, depuis deux semaines, revenir à un traitement «sécuritaire» du hirak, avec le retour de la répression et des arrestations suivies de poursuites judiciaires.

Les forces du Pacte de l’alternative démocratique (PAD) se penchent sur la préparation de leurs assises prévues ce 25 janvier. Si la rencontre ne concerne que les partis, collectifs et personnalités qui se reconnaissent dans la plateforme de juin plaidant pour un processus constituant, son objectif est d’arriver à organiser une «conférence nationale en dehors du pouvoir» élargie aux autres formations politiques et personnalités qui sont sur la même position pour ce qui est de la nécessité d’aller vers une transition.

D’autres segments de la société s’activent aussi dans ce sens. L’objectif étant de trouver une solution à la crise que traverse le pays qui garantirait une transition démocratique.

C’est le cas, notamment, des signataires, près de 120 personnalités, dont le moudjahid Lakhdar Bouregaâ, mais aussi Nacer Djabi et Louisa Aït Hamadouche, de l’appel rendu public avant-hier, pour dénoncer «la poursuite de la répression des marches pacifiques».

Ceux-là, qui ont lancé l’idée d’un congrès fédérateur des différentes forces au sein du hirak, se sont d’ailleurs interrogés sur les «intentions» du pouvoir en place qui entame des consultations «alors que se poursuit la fermeture médiatique et politique, que les revendications du mouvement populaire sont ignorées et que le pouvoir tente inlassablement d’étouffer le mouvement citoyen dans les régions intérieures par le moyen de procédés répressifs».

Les différentes propositions et actions peuvent-elles converger ? Dans une déclaration faite au quotidien Liberté, l’avocat Abdelhafid Tamert, qui fait partie des signataires de cet appel, a indiqué que des rencontres ont eu lieu depuis fin décembre avec le PAD et d’autres collectifs (avocats, étudiants…). Pour l’instant, les choses ne sont pas si avancées, mais certains gardent l’espoir d’arriver à une conférence plutôt représentative des forces démocratiques plaidant pour un changement dans le fond du système politique.

Mais, jusque-là, les uns et les autres préfèrent procéder par étape. D’où la décision du PAD d’aller, avant toute chose, vers ces assises du 25 janvier. «Ces assises constitueront une étape de convergence de toutes les forces de l’alternative démocratique en vue de la tenue d’une conférence nationale indépendante du pouvoir.

Elles seront ouvertes à tous ceux et toutes celles qui adhèrent au projet de l’incontournable transition démocratique et l’impératif historique d’un processus constituant souverain d’une part et qui rejettent, d’autre part, la mascarade de la dernière présidentielle et l’opération politique en cours qui, par le biais de consultations et de révision constitutionnelle, vise à légitimer le même pouvoir de fait», a indiqué le PAD dans son dernier communiqué.

Il faut noter que le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a déjà entamé une série de consultations avec des personnalités et chefs de parti politique pour discuter de «la situation générale du pays et de l’amendement de la Constitution». Après s’être entretenu avec Benbitour, Rahabi, Hamrouche et Taleb Ibrahimi, le chef de l’Etat a reçu, la semaine passée, un premier responsable d’une formation politique, à savoir Soufiane Djilali, de Jil Jadid.

En entamant ces «consultations», certains s’attendaient à la mise en œuvre de mesures d’apaisement. Or, après la libération, provisoire faut-il le signaler, d’un premier contingent de détenus d’opinion, au nombre de 76, les autorités semblent, depuis deux semaines, revenir à un traitement «sécuritaire» du hirak, avec le retour de la répression et des arrestations suivies de poursuites judiciaires.

A cet effet, il se pourrait même que le PAD ne reçoive pas d’autorisation pour organiser ses «assises». Une attitude qui éventuellement renforcerait les partisans de l’idée d’une transition, qu’ils soient au sein du Pacte et en dehors.

En tout cas, les uns et les autres dans le camp démocratique espèrent arriver à organiser une conférence regroupant les différentes tendances afin de pouvoir peser sur le cours des événements et constituer une force de proposition et, par là même imposer un changement de fond et non seulement, comme ils l’expliquent, un «ravalement de façade».

Assises du PAD : Vers la non-délivrance d’une autorisation

Les forces du Pacte de l’alternative démocratique (PAD) pourraient être contraintes de se rabattre sur le siège d’un des partis composant ce regroupement, en l’occurrence celui du RCD, pour tenir leurs «assises».

Selon le député Ouamar Saoudi, la Safex, dont l’une des salles devait accueillir l’événement, se serait finalement rétractée. Les discussions sont en cours pour éventuellement changer de salle à l’intérieur de la Safex, néanmoins, dans le pire des cas, comme nous l’a expliqué Saoudi, les assises se tiendront au siège du RCD.

Ce n’est pas la première fois que le PAD se voit «interdit» de tenir son activité puisque au mois d’août dernier, la wilaya d’Alger lui avait notifié la «non-disponibilité» d’une salle. En tout cas, le PAD devrait s’exprimer sur la question aujourd’hui. A. A.

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