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Industries Militaires : L’ANP à la conquête des marchés extérieurs

23 novembre 2020 à 10 h 56 min

Dans ce contexte de crise financière persistante et de fonte graduelle des réserves de change, l’armée, qui a consenti de lourds investissements au cours de ces 20 dernières années pour avoir un tissu industriel, veut donc exporter pour générer des devises.

L’armée ambitionne d’exporter les produits issus de ses diverses unités de fabrication. C’est le chef d’état-major de l’ANP, le général de corps d’armée Saïd Chengriha, qui l’a annoncé samedi dernier lors d’une réunion regroupant les chefs des établissements industriels relevant de la Direction de fabrications militaires (DFM).

Le chef d’état-major de l’ANP souligne l’impérieuse nécessité d’aller à la conquête de marchés régionaux, voire internationaux.

Dans ce contexte de crise financière persistante et de fonte graduelle des réserves de change, l’armée, qui a consenti de lourds investissements au cours de ces 20 dernières années pour avoir un tissu industriel, veut donc exporter pour générer des devises.

«Nous devons, au sein de l’Armée nationale populaire, élargir le cercle d’intérêt des fabrications militaires pour subvenir non seulement aux besoins de l’armée, des autres corps constitués et du marché local, mais aussi pour accéder aux marchés régionaux, voire au marché international, et de réfléchir sérieusement à exporter nos produits, qui doivent être de qualité et répondre aux normes internationales dans ce domaine», a-t-il souligné.

Les déclarations du chef d’état-major de l’ANP signifient ainsi une évolution dans les objectifs tracés initialement à ces investissements militaires.

En effet, le lancement, par l’ANP, de nouveaux investissements dans la fabrication industrielle au début des années 2000 visait à réduire sa dépendance à l’importation, en produisant, dans ses propres unités de fabrication, un certain nombre de ses besoins.

C’est ainsi qu’elle a récupéré dans son giron quelques unités de production publiques avec lesquelles elle était liée par des contrats de fourniture de produits semi-finis. Elle possède également plusieurs ateliers de confection de tenues de combat et de chaussures militaires.

L’armée a également renforcé et modernisé ses unités de fabrication d’armes légères et de munitions à Constantine et à Aïn Defla.

Outre avoir agrandi et modernisé ses ateliers de rénovation aéronautique basés à Alger et à Oran, où elle produit certaines pièces de rechange, l’ANP a installé, en partenariat avec les Emiratis, une usine de montage de véhicules Mercedes-Benz.

Cette usine, implantée à Tiaret, équipe les corps constitués, des institutions de l’Etat et des entreprises publiques en véhicules multifonctions. Elle met également sur le marché local une gamme de véhicules de transport de marchandises, de transport de personnel et des ambulances.

Pour le général de corps d’armée, l’instauration de la transparence, des méthodes de gestion des plus évoluées et l’élévation du taux d’intégration sont les clés de la réussite de ces investissements.

Pour atteindre ces objectifs, le général de corps d’armée Chengriha a appelé dans ce sillage à une évaluation, en toute objectivité et impartialité, des étapes franchies par l’industrie militaire, afin de concrétiser davantage, à travers «l’emploi judicieux et optimal des potentiels humains dont dispose la Direction des fabrications militaires».

Afin d’arriver à un produit compétitif, il faudra profiter du coût raisonnable des matières premières et d’une main-d’œuvre qualifiée disponible localement.

En termes de possibilité d’exportation, l’armée pourrait miser sur son complexe de montage de véhicules Mercedes, une marque bien cotée sur le marché international.

Pour ce faire, il faudrait augmenter à la fois le taux d’intégration et les capacités de production. Mais pas seulement. Elle pourrait également développer ses capacités de production en textile afin d’aller vers l’exportation.

Ainsi, dans la concrétisation de ses objectifs, l’ANP compte bien développer la sous-traitance. Mais il ne suffit pas de produire. Il faudra bien apprendre à exporter et trouver des marchés en affrontant la rude concurrence régionale et internationale.

Pour ce faire, l’Algérie doit actionner ses leviers diplomatiques, comme le font tous les pays portés sur l’exportation. Elle pourrait ainsi cibler le marché africain, surtout que l’Algérie entretient de bonnes relations avec la majeure partie des pays de ce continent.


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