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Protocole sanitaire dans les établissements scolaires : L’allocation d’un budget «spécial Covid» est réclamée

16 novembre 2020 à 10 h 39 min

Si des associations de parents d’élèves demandent la fermeture «préventive» des écoles, des syndicats de l’éducation veulent une gestion «au cas par cas». Ils réclament à cor et à cri l’allocation d’un budget «spécial» pour faire appliquer le protocole sanitaire.

La situation est très délicate dans les établissements scolaires. Le protocole sanitaire ne serait pas convenablement appliqué à cause de l’absence de moyens de protection. «Il n’y a ni gel, ni masque, ni même d’opération de désinfection régulière.

Plusieurs établissements scolaires du pays sont touchés par la Covid, particulièrement à Alger, où 70% des lycées ont un personnel contaminé», s’alarme Zoubir Rouina, président du Conseil des enseignants des lycées d’Algérie (CELA), dont les collègues du lycée Mohamed Boudiaf ont décidé, hier, d’une journée de débrayage pour dénoncer l’«absence» de moyens de protection et l’espacement des opérations de désinfection menées «une fois par semaine» par l’APC.

Depuis la rentrée, les enseignants, les élèves et leurs parents constatent la difficulté d’appliquer le protocole sanitaire et l’incapacité de faire respecter les mesures de distanciation sociale.

Pour le président du Syndicat national des travailleurs de l`éducation et de la formation (Satef), Boualem Amoura, le protocole approuvé par le ministère n’existe que «sur papier». «Nous ne constatons rien sur le terrain ! Des établissements manquent d’eau, d’eau de Javel, de femmes de ménage», enrage-t-il.

Pour Nabil Ferguenis, enseignant à Béjaïa et syndicaliste, le personnel fait face aux restrictions budgétaires «qui ne permettent pas un minimum de prévention, car on n’a pu fournir au personnel des bavettes et du gel que durant les deux ou trois premiers jours de la rentrée». «Il y a, poursuit-il, absence totale des autorités.

Tout le monde est barricadé dans son bureau et se contente d’envoyer des circulaires. Pourtant, le terrain est autre, surtout avec ces adolescents qui prennent les choses à la légère, car il est difficile de les empêcher de se regrouper pendant les récréations ainsi qu’à la sortie des classes.» Au ministère de l’Education nationale, on préfère garder un silence gêné.

«Gestion au cas par cas»

«Aucune nouvelle décision n’a été prise, contrairement aux annonces rapportées par certains médias (allégement des programmes, suppression de la journée du samedi, ndrl). Nous sommes tributaires des décisions du comité scientifique du suivi de l’évolution de la pandémie de Covid-19», indique en substance à El Watan une source qui a souhaité gardé l’anonymat.

Le département de Mohamed Ouadjaout a installé, avec celui de la Santé, des commissions mixtes chargées du suivi de l’évolution de la pandémie de coronavirus : ces commissions ont décidé sur recommandations du comité scientifique de suspendre automatiquement pendant 15 jours la scolarité au niveau des établissements qui ont enregistré 4 cas de Covid-19.

Boualem Amoura constate que des clusters sont signalés à travers les wilayas de Blida, Alger-Est, Jijel, Djelfa, Béjaïa. «Mais pour le moment, cela reste insignifiant par rapport au nombre total des enseignants. C’est pour cela que nous disons qu’il faut agir tout de suite avant que la situation s’aggrave», suggère le syndicaliste. Des appels à la fermeture des écoles s’étaient multipliés, surtout de la part des parents d’élèves.

Dans un communiqué rendu publique sur sa page Facebook, l’Union nationale des parents d’élèves (UNPE) a demandé, mardi 10 novembre, au Premier ministre, Abdelaziz Djerad, de fermer les écoles pour une durée de 15 jours après la flambée des cas de coronavirus dans le pays.

Les syndicats d’enseignants ne souhaitent pas cette option, mais parlent d’une «gestion au cas par cas». «Il faut fermer la classe ou l’école contaminée pour 14 jours, comme le stipule le protocole sanitaire, et reprendre après le confinement !

Nous ne pouvons pas fermer toutes les écoles d’Algérie parce que 10 écoles au niveau national sont contaminées. Seulement, nous exigeons de l’Etat des moyens matériels et financiers pour faire face à cette pandémie», réclame Amoura.

Le président du Satef plaide pour l’allocation d’un «budget spécial» pour cette année spéciale. «C’est étrangement le même budget que l’année dernière. L’Etat algérien doit allouer un budget spécial pour cette année aux établissements scolaires. Malheureusement, pour les collèges et les lycées, depuis 2017, les budgets de fonctionnement ont été réduits de 65%», regrette-il.


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