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Meurtre sordide de Chaïma Sadou : L’Algérie sous le choc

06 octobre 2020 à 11 h 06 min

Le corps sans vie de Chaïma a été retrouvé, vendredi dernier, dans une station-service abandonnée de Thenia, à l’est d’Alger.

Le meurtre sordide de Chaïma Sadou a déclenché une onde de choc et d’indignation à travers tout le pays, notamment sur les réseaux sociaux.

La semaine dernière, cette jeune fille âgée de 19 ans a été violée puis brûlée vive par un homme.

Le corps sans vie de Chaïma a été retrouvé, vendredi dernier, dans une station-service abandonnée de Thenia, à l’est d’Alger. «Chaïma a été victime d’un crime monstrueux : violée et brûlée vive par son bourreau.

Un féminicide de trop. Abattons le mur du silence qui induit une lâche complicité.

La préservation du droit à la vie et à l’intégrité physique et morale de l’être humain est une priorité qui ne peut faire l’objet d’un quelconque compromis», s’est indignée l’avocate et députée du RCD Fetta Sadat, dans un post publié sur Facebook, alors que des photos de la jeune femme ont circulé sur les réseaux sociaux, où le mot-dièse #JeSuisChaima faisait partie, hier, des tendances les plus partagées du réseau social Twitter.

«Jusqu’à quand allons-nous continuer de vivre dans la terreur ? Jusqu’à quand allons-nous nous sentir en insécurité totale ? L’Algérie est pleine des Chaïma», a dénoncé, quant a elle, Fatima Charerf, journaliste à la radio publique via son compte Facebook.

«Combien de Chaïma faut-il pour que justice soit faite et que sèchent les yeux des mères ? Je vis dans un pays où il est plus grave d’être une femme que d’être un monstre sanguinaire et où la société est complice et les autorités démissionnaires.

Triste monde, triste humanité», a fustigé, pour sa part, Taous Aït Mesghat, militante et docteur en chirurgie dentaire. Selon le témoignage de la mère de Chaïma, la jeune fille n’avait plus donné signe de vie depuis quelques jours après avoir été envoyée par sa famille régler une facture de téléphone en ville.

C’est en chemin que Chaïma a croisé son assassin. L’homme l’a forcée à le suivre, avant de la violer, de l’égorger et de la brûler.

Le meurtrier présumé, arrêté rapidement et qui a avoué les faits, s’est ensuite débarrassé du corps calciné dans la pompe à essence.

La mère de la victime a affirmé que l’auteur du crime serait un repris de justice, qui aurait déjà tenté de violer Chaïma en 2016, alors que celle-ci n’avait que 15 ans. A l’époque des faits, la famille de Chaïma avait déposé plainte.

Une enquête avait été ouverte mais n’avait pas abouti. De nombreuses personnalités et des anonymes réclament justice pour la jeune Chaïma, alors que d’autres exigent l’application de la peine capitale, suspendue par un moratoire, à l’encontre du meurtrier.

La famille de la victime ne compte pas, de son côté, en rester là et réclame la peine de mort contre le coupable, placé en détention provisoire. Il est accusé de viol, de meurtre prémédité et de torture. Comme d’habitude, un autre son de cloche s’est fait entendre sur le Net.

D’aucuns ont avancé des arguments futiles pour justifier le meurtre sordide de la jeune femme, feignant d’oublier qu’elle est la victime dans cette affaire.

Le collectif «Femmes algériennes pour un changement pour l’égalité» a appelé à un rassemblement, jeudi prochain à Alger, pour dénoncer les meurtres «odieux de Chaïma, d’Ikram, d’Asma, d’Amira, Razika et de toutes les autres femmes assassinées en 2020.»

Le niveau des violences envers les femmes est particulièrement préoccupant en Algérie, selon des associations de défense des droits des femmes. Depuis le début de l’année, le pays a enregistré 38 féminicides, selon des chiffres non officiels.

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