toggle menu
lundi, 18 mars, 2019
  • thumbnail of 20190318 (1)

Le Commandement militaire américain pour l'Afrique (AFRICOM) ne tarit pas d’éloges sur l’engagement «impressionnant» de l’Algérie dans la lutte contre le terrorisme dans la sous région sahélo-saharienne.

L’adjoint du Commandant de l’Africom, Phillip Carter : «Ma visite en Algérie est très utile»

06 février 2015 à 13 h 09 min

 

Son commandant adjoint pour l’engagement civilo-militaire (DCME), l’Ambassadeur Phillipe Carter, qui vient d’achever sa toute première visite en Algérie, apprécie particulièrement le «leadership» de l’Algérie dans la lutte contre le terrorisme.

Au cours d’une table ronde avec quelques journalistes au siège de l’ambassade américaine, M. Carter a dit souhaiter «approfondir les relations» avec le gouvernement algérien dans ce domaine. «Ma visite ici en Algérie fait suite à celle du général David Rodriguez (Commandant de l’Africom NDLR) en août dernier pour écouter les conseils des responsables algériens et échanger sur les questions de défense et de sécurité notamment la lutte contre le terrorisme et sur la situation dans des pays comme la Libye et la région du Sahel» explique d’entrée le diplomate.

Et à ce propos, il ne semble à pas avoir été déçu puisque il a déclaré que «ma visite a été très utile». Il en veut d’autant plus que l’Algérie dispose de «beaucoup d’expérience» en matière de lutte contre le terrorisme.

Et pour cause, le commandant adjoint de l’Africom a été reçu successivement par le chef d’état major des armées, Ahmed Gaid Salah et le ministre des affaires étrangère Ramtane Lamamra.

Signe de la bonne coopération entre l’Algérie et le Commandement africain des Etats-Unis, l’Ambassadeur Phillipe Carter s’est félicité de ce que l’armée algérienne va prendre part à l’exercice militaire multinational «Flintlock» à N’djamena au Tchad.

Ces manoeuvres annuelles devraient mettre en scène plus de 1200 soldats des forces spéciales du Tchad, du Niger, du Nigeria et du Cameroun mais également du Canada, de France, d’Allemagne, d’Italie, de Mauritanie, des Pays-Bas, de Belgique, de Suède, de Norvège, du Sénégal, d’Espagne, du royaume uni, du Mali et bien sûr des Etats-Unis.

 

 

Pas de bases militaires ni drones US…

 

L’Ambassadeur Carter a estimé cependant que la lutte contre le terrorisme ne devrait pas être réduite à son aspect strictement militaire. C’est pourquoi il dit soutenir les «efforts impressionnants de l’Algérie pour une solution politique aussi bien au Mali qu’en Libye».
«Je ne crois pas à la solution militaire en Libye ; il faut faire en sorte d’amener tous les acteurs du conflit à la table des négociations», a-t-il concédé.

L’Ambassadeur a par ailleurs estimé nécessaire de coupler l’aspect militaire dans la lutte contre le terrorisme «à la mise en place d'une bonne gouvernance et la promotion d'une culture de tolérance».
Cela étant dit, l’adjoint du Commandant de l’Africom est revenu sur le programme d’assistance technique de l’ordre de 1,2 millions de dollars accordé par les Etats-Unis à l’Algérie. Il a expliqué qu’il ne s’agit pas de la livraison d’armes mais d’un programme de financement des exercices militaires et des entraînements au profit de l’armée nationale.

«Ces programmes d’assistances que nous accordons à beaucoup de pays de la région sont débloqués en fonction de la demande des gouvernements», a précisé l’Ambassadeur. Il a d’ailleurs infirmé toute commande de Drones américains par l’Algérie.

De la même manière il a exclut catégoriquement la volonté prêtée aux Etats unis d’installer des bases militaires US dans la région et plus généralement en Afrique comme ils sont régulièrement suspectés.

A noter que le commandement de l’Africom basé depuis 2007 à Stuttgart est dirigé par le général David Rodriguez, ancien numéro deux des forces américaines en Afghanistan. Un profil qui cadre bien avec la prolifération des groupes jihadistes comme AQMI, le MUJAO et Boko Haram en Afrique.

L’Ambassadeur Phillipe Carter qui est plutôt un diplomate, a été nommé en 2013 comme adjoint de l’Africom pour apporter sa touche civile voire politique à la mission du commandement. Grand connaisseur de l’Afrique où il a servi comme ambassadeur dans plusieurs pays, Phillip Carter a également fréquenté le bureau Afrique au département d’Etat.


 

Lire aussi

Loading...
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!