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Khaled Nezzar est rentré au pays : L’accusation de complot abandonnée ?

22 décembre 2020 à 10 h 54 min

Condamné par contumace à 20 ans de réclusion criminelle et faisant l’objet d’un mandat d’arrêt international pour «complot contre l’autorité de l’armée» et «atteinte à l’ordre public», l’ancien ministre de la Défense, le général-major à la retraite Khaled Nezzar se trouve actuellement en Algérie, après un exil forcé de près de 18 mois. Il est rentré le 11 décembre et a vidé son mandat d’arrêt auprès du tribunal militaire de Blida, qui l’a remis en liberté.

L’ancien ministre de la Défense, le général-major à la retraite Khaled Nezzar se trouve en Algérie, apprend-on de source sûre.

Condamné par contumace à une peine de 20 ans de réclusion criminelle et faisant l’objet d’un mandat d’arrêt international, prononcés par le tribunal militaire de Blida, pour «complot contre l’autorité de l’Etat et de l’armée» et «atteinte à l’ordre public», il est rentré au pays après un exil de près d’un an et demi.

Avec ses avocats, il a vidé son mandat d’arrêt auprès du tribunal militaire de Blida et a rejoint son domicile.

Khaled Nezzar avait quitté le pays pour des soins en Espagne, après avoir été entendu par le tribunal militaire de Blida, en tant que témoin, dans l’affaire du «complot contre l’autorité de l’Etat et de l’armée», pour laquelle les deux anciens patrons des services de renseignement, le général-major à la retraite Bachir Tartag, le général de corps d’armée, à la retraite aussi, Mohamed Mediène, ainsi que Saïd Bouteflika, frère conseiller du Président déchu, et Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs, ont été poursuivis et condamnés par la même juridiction.

Lors de son audition par celle-ci, Khaled Nezzar est revenu sur sa rencontre, au début du mois de mars 2019, avec Saïd Bouteflika, au domicile de Farid Benhamdine, à El Biar (Alger), lié par une grande et vieille amitié et qui habite dans le même immeuble où se trouve l’appartement de Abdelaziz Bouteflika.

Dans sa déclaration rendue publique en avril 2019, Nezzar est revenu sur ses premières discussions avec Saïd Bouteflika, le 7 mars 2019, mais aussi sur l’appel téléphonique du 30 mars de la même année avec le frère du Président déchu, où ce dernier a évoqué une réunion entre le défunt Gaïd Salah, ex-vice-ministre de la Défense, avec des commandants des forces, le risque d’une intervention contre Zéralda et, de ce fait, il voulait savoir s’il n’était pas temps de destituer le chef d’état-major.

Vers la levée de l’accusation ?

Dans sa déclaration, Khaled Nezzar a voulu démontrer «jusqu’où était décidé à aller» Saïd Bouteflika, qui, selon lui, «ne voulait pas comprendre que le rideau était définitivement tombé». Pour lui, a souligné l’ex-ministre de la Défense, «ce sera l’état d’urgence ou l’état de siège».

Le 14 mai 2019, alors que Tartag, Mediène, Saïd Bouteflika et Hanoune sont inculpés et placés en détention pour «complot contre l’autorité de l’Etat et de l’armée» ; Khaled Nezzar est entendu comme témoin, par la même juridiction, durant deux heures, avant de repartir chez lui.

Quelques semaines après, Nezzar et Belhamdine quittent le pays pour des soins à l’étranger – l’Espagne en ce qui concerne Nezzar, et la France, pour Benhamdine.

Le 9 août 2019, le tribunal militaire annonce, par voie de presse, des poursuites contre les trois mis en cause : Nezzar, son fils Lotfi (qui l’avait accompagné chez Benhamdine) et Benhamdine, et des mandats d’arrêt internationaux pour «complot contre l’autorité de l’Etat et l’armée» et «atteinte à l’ordre public», des faits punis par les articles 77 et 78 du code pénal et par l’article 284 du code de justice militaire, dont la sanction peut aller jusqu’à la peine de mort.

De son exil à l’étranger, Nezzar a affirmé dans toutes ses déclarations à travers les réseaux sociaux qu’il ne rentrerait pas au pays tant, disait-il, qu’«il n’y a pas de justice».

Pour les plus avertis, le retour de Nezzar était prévisible. Tout porte à croire que l’on se dirige, progressivement, vers la levée de l’accusation de «la théorie» du «complot contre l’autorité de l’Etat et de l’armée», sur laquelle repose l’affaire jugée par le tribunal militaire de Blida et que la Cour suprême a renvoyée devant la même juridiction, autrement composée, pour un autre procès.

Il n’est pas le seul. Aussi bien son fils que Benhamdine seront de retour en Algérie «pour assainir leur situation vis-à-vis de la justice militaire dans les semaines à venir», affirment nos sources.


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