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Législatives du 12 juin : La tension monte au FFS

31 mars 2021 à 11 h 03 min

Le Front des forces socialistes (FFS) devra tenir une réunion extraordinaire de son conseil national, le 3 avril prochain, pour se prononcer sur sa participation ou non aux législatives du 12 juin prochain.

Au fur et à mesure que cette date approche, la tension monte à l’intérieur des structures du parti, mais aussi d’une manière publique puisque certains militants ou collectifs n’hésitent pas à rendre publiques des déclarations dans lesquelles ils expriment généralement, et au préalable, leurs désaccords par rapport à une éventuelle participation à ce rendez-vous électoral.

La rencontre qui a eu lieu le 27 mars à Akbou (Béjaïa), de ce qui est appelé le «collectif interfédéral», et qui a regroupé des militants du parti qui se sont exprimés contre la participation aux prochaines élections, en est l’illustration.

Certains membres du conseil national se sont également exprimés publiquement contre une possible participation. La question ne semble pas tranchée jusque-là. Les débats, lors de cette session, vont certainement être houleux, au vu de l’importance de la question.

Il faut dire que si les discussions censées se dérouler en interne ont été portées sur la place publique, c’est parce que deux responsables du parti, en l’occurrence Youcef Aouchiche, premier secrétaire national, et Hakim Belehcel, membre de l’instance présidentielle, se sont rendus, le 14 février dernier, au palais d’El Mouradia pour rencontrer le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, dans le cadre des «consultations» que ce dernier mène avec la classe politique depuis son retour d’Allemagne. Une polémique s’en était d’ailleurs suivie.

La direction avait aussitôt réagi en indiquant qu’au cours de l’échange, les deux responsables avaient appelé le chef de l’Etat «à prendre des mesures politiques fortes, de nature à rétablir la confiance avec les Algériennes et les Algériens, et à ce que s’exprime une volonté politique réelle pour la consécration du changement», en précisant que parmi ces mesures ils ont évoqué «la libération de tous les détenus d’opinion, l’ouverture des champs politique et médiatique, la levée des entraves à l’exercice des libertés fondamentales, individuelles et collectives, la protection des droits de l’homme et le bannissement de toutes les restrictions et harcèlements contre les militants politiques, associatifs et syndicaux».

«Nous lui avons exprimé notre conviction que seule un dialogue politique sincère, responsable et transparent, visant la construction d’un consensus national, permettra le renforcement et la consolidation du front intérieur pour mettre en échec toute tentative extérieure ou intérieure de porter atteinte à la souveraineté du pays et à l’unité du peuple algérien, et pour affronter, en limitant le coût social, les graves difficultés économiques et financières qui s’annoncent», avait ajouté le parti.

Bien entendu, la polémique s’est poursuivie. Dans l’entretien qu’il a accordé à notre journal le 21 mars dernier, Hakim Belehcel avait considéré que «les élections ne constituent pas la solution à la crise multidimensionnelle qui secoue le pays».

Néanmoins, pour ce qui est de la participation ou pas du parti aux législatives, il a indiqué que «la position du FFS sera déterminée par le conseil national». La réunion du 3 avril prochain, durant laquelle le parti se positionnera par rapport à cette joute électorale, s’avère donc importante à plus d’un titre.


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