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mardi, 22 octobre, 2019
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La protesta estudiantine reprend de plus belle à Oran

28 août 2019 à 10 h 00 min

Le mardi de la protesta reprend de plus belle à Oran ! Hier, ils étaient plusieurs centaines, entre étudiants et simples citoyens, à avoir battu le pavé de la place 1er Novembre jusqu’au siège de la wilaya, pour crier, encore et toujours, leur rejet d’un Etat militaire et le refus de tout dialogue dès lors qu’il est conditionné par des règles préétablies par le pouvoir en place.

Du reste, il fallait s’attendre à cette «remobilisation», du moins si on se référait à l’un des slogans criés à plusieurs reprises vendredi dernier par un grand nombre de hirakistes : «Tléta jaya ma3 talaba !» (Le mardi prochain, on sera avec les étudiants !). Aussi, ils étaient environ 500 personnes, entre étudiants, enseignants, animateurs des débats politiques – qui se tiennent quotidiennement à la place 1er Novembre –, et enfin simples citoyens, à avoir marché dans les rues d’Oran pour signifier à tous et à chacun que le souffle révolutionnaire du 22 février dernier est loin, bien loin de s’être estompé.

Après la tenue d’une agora d’une demi-heure, durant laquelle celles et ceux qui le souhaitaient ont pu prendre la parole, la marche s’est ébranlée aux cris de : «Les généraux à la poubelle we djazaïr teddi el istiklal !» (Les généraux à la poubelle, et les Algériens auront enfin leur indépendance), «Gaïd Salah barka m’la3b, seb3a w tmania w solta l’chaab !» (Gaïd Salah, arrête de manigancer, les articles 7 et 8 et le pouvoir est au peuple), ou encore «Karim Younès ma ymatalnech w Gaïd Salah ma yahkamnacjh !» (Karim Younès ne nous représente pas, et Gaïd Salah ne nous commande pas).

Sur un air connu de chanson de stade, les étudiants, qui étaient aux premiers rangs de la procession, ont ainsi chanté, tout le long de la rue Larbi Ben M’hidi : «Asma3 yal Gaïd dawla ma dania asma3 yal Gaïd machi askaria !» (Ecoute bien Gaïd, on veut un Etat civile, écoute bien Gaïd, on ne veut pas d’un Etat militaire) ; d’autres chansons du hirak ont également été entonnées : «RND, FLN, houkouma w barlaman yetnahaw ga3 !» (RND, FLN, gouvernement et Parlement, on les dégagera tous), ou encore une chanson typiquement de stade, mais qui a connu un succès fou durant cet été : «Gaïd Salah, 3chrine sna w ana n3ani, jebtou Bensalah w Bédoui y zawar 3aynani, amala roh, eddi hkaytek w roh, makach hiwar, w ntaya ma takhla3ni !».

Les manifestants ont aussi signifié qu’ils ne comptaient pas se laisser manipuler par quiconque, et disaient abhorrer toute forme d’ingérence d’où qu’elle vienne : «Ni les USA, ni la France, ni les Emirats, ni le Qatar, ni la Russie, ni l’Arabie Saoudite, ni l’Iran, personne ne se mêlera de nos affaires ! On veut une Algérie algérienne !». A la place attenante au siège de la wilaya, les manifestants se sont de nouveau rassemblés avant de se disperser dans le calme, et se donner rendez-vous pour vendredi prochain.


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