La police réprime la marche du 33e mardi à Alger | El Watan
toggle menu
mercredi, 16 octobre, 2019
  • thumbnail of elwatan20191016





La police réprime la marche du 33e mardi à Alger

08 octobre 2019 à 10 h 35 min
Les forces de sécurité ont arrêté de nombreuses personnes ce matin à Alger, dès le début de la marche du 33e mardi. Les élément de la police ont fait usage de leurs matraques pour disperser les marcheurs. Les personnes âgées n’ont pas échappées à la violence policière.

Les étudiants ont été réprimés aujourd’hui à Alger. A la Place des martyrs, les policiers déployés en très grand nombre, ont procédé au contrôle d’identité des manifestants. Nous même avons subi la même procédure. A peine le cortège s’ébranle vers Bab Azzoun, les premières personnes ont été interpellées et jetées dans les nombreux fourgons cellulaires. En ce mardi, les forces de police se sont déchaînées sur les citoyens qui marchaient pacifiquement en scandant en chœur : « Cette année, il n’y aura pas d’élection ». Le chef d’état-major de l’armée, Ahmed Gaïd Salah, a été la cible principale des chants virulents de milliers de marcheurs.

Vers 10h30 le cortège des manifestants arrive au square port Said. L’accueil a été brutal ! Sans aucun état d’âme, les policiers ont roué de coups toute personne qui était à leur portée. Les matraques sortaient de partout. La brutalité policière a atteint un niveau jamais vu depuis le début des marches, selon plusieurs étudiants interrogés. « Se sont nos enfants que vous frappez avec froideur, c’est l’avenir de notre pays que vous brutalisez », lance une mère de famille, scandalisée.

33e mardi à Alger. Photo Sami K. El Watan

A 10h 45. Fuyant la police, les manifestants passent par la rue de La lyre pour atteindre la rue Larbi Ben M’hidi où ils ont repris leur souffle. Les chants fusent de partout avec force pour dire « pas d’élections », « Libérez les étudiants ! » et « Nous sommes des étudiants et non pas des terroristes ».

Place l’Emir Abdelkader à 11h15, la police n’a pas hésité à charger les manifestants avec les boucliers et les matraques tout en procédant a des interpellations musclées. Notre collègue de la rédaction d’El Watan, Mustapha Benfodil, a également été interpellé et conduit au commissariat de la Casbah, avant d’être relâché. Les manifestants arrêtés n’ont pas eu tous cette chance.

Marche du 33e mardi à Alger. Photo Sami K. El Watan.

« Aujourd’hui le pouvoir en place a fait preuve d’une brutalité scandaleuse. L’usage de la force ne résoudra jamais les problèmes de notre pays et plus ils continueront ainsi et plus nous poursuivrons notre combat. Vive l’Algérie et vive notre jeunesse », déclare un homme outré à elwatan.com.


S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!