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Pr Bouzid Lezhari. Président du Conseil national des droits de l’homme (CNDH) : «La modification de l’article 87 bis du Code pénal est une obligation internationale»

20 novembre 2021 à 12 h 00 min

Dans cet entretien accordé à El Watan, le président du très officiel CNDH livre sa lecture de la situation des droits de l’homme en Algérie, et tente de prendre des distances avec l’opposition qui, à l’unisson, crie à la répression, aux violations des libertés, et à l’instrumentalisation de la justice.

– Comment se portent les droits de l’homme en Algérie de votre point de vue ?

Le mouvement populaire, le «hirak», a imposé une place centrale aux droits de l’homme dans le système constitutionnel et politique algérien, car les droits de l’homme sont le pilier fondamental d’une véritable démocratie.

La volonté politique a accompagné cette revendication et la preuve en est la dernière révision constitutionnelle qui a consacré l’une des anciennes revendications des défenseurs des droits de l’homme, à savoir l’instauration du régime déclaratif au lieu de celui de l’autorisation, s’agissant des droits et des libertés fondamentaux à l’instar du droit de fonder des journaux, du droit de créer une association et des libertés de réunion et de manifestation pacifique.

J’estime que le principal défi pour les droits de l’homme réside principalement dans la facilitation et la simplification de l’accès des défenseurs des droits de l’homme et des citoyens en général aux moyens de recours et de réparation, en cas d’allégations de violations des droits de l’homme, et donc de suivi, d’enquête, de jugement et de condamnation de toutes les personnes dont la responsabilité est engagée dans la violation des droits de l’homme.

C’est à ce titre que le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) affiche une grande volonté de relever ce défi en menant des campagnes d’explication et de sensibilisation sur les mécanismes relatifs à la justice et à la réparation en prenant en considération les exigences de la société civile, de la presse, des défenseurs des droits de l’homme, des avocats et des parties prenantes.

Les rapports internationaux sur la situation des droits humains en Algérie pour l’année 2020 confirment, en général, l’inexistence de violations généralisées et systématiques de ces droits. Il n’y a pas de cas d’exécutions extrajudiciaires, de disparitions forcées et de cas généralisés et systématiques de torture.

Cependant, ils ont fait état de cas de restriction à la liberté d’expression et d’association, ainsi qu’à l’exercice du droit de manifester pacifiquement. Le Conseil national interpelle les défenseurs des droits de l’homme et tous ceux qui prétendent que leurs droits et libertés ont été bafoués de s’adresser d’abord à la justice, car elle est la première et principale protectrice des droits de l’homme.

En cas de constat de lenteur, de non-ouverture d’une information judiciaire ou de défaut de garanties du procès équitable, le Conseil national va agir conformément aux missions qui lui sont dévolues par la loi 16-13 du 3 novembre 2016 pour saisir les autorités compétentes, procéder à des investigations et tenir informés les requérants des suites réservées à leurs doléances.

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