La mobilisation ne faiblit pas à Boumerdès | El Watan
toggle menu
vendredi, 20 septembre, 2019
  • thumbnail of elwatan19092019





La mobilisation ne faiblit pas à Boumerdès

03 août 2019 à 10 h 22 min

En dépit de la chaleur et du discours anachronique du chef d’état-major de l’ANP, des centaines de personnes ont battu le pavé hier à Boumerdès et Bordj Menaïel pour dénoncer l’obstination des tenants du pouvoir à ne pas répondre aux revendications du hirak. «Les Algériens sont en train de dialoguer entre eux depuis le 22 février.

C’est la continuité de ce dialogue qui va sauver le pays, pas celui qu’on tente de nous imposer avec des gens parachutés par les tenants du pouvoir», tranche un jeune manifestant avant l’entame de la marche à la place Madaure, au chef-lieu de wilaya. Un syndicaliste, connu pour être un inconditionnel du hirak, abonde dans le même sens. «Quel que soit celui qui chapeautera le dialogue, notre mobilisation doit continuer car le combat ne fait que commencer. Gaïd Salah et Bensalah sont dans leur rôle quand ils multiplient les manœuvres pour affaiblir notre mouvement, mais grâce à notre union et notre détermination on a tout déjoué et un jour ou l’autre ils finiront par lâcher et nous remettre les clefs de cette Algérie qu’ils ont squattée et pillée», enchaîne-t-il sous les applaudissements de l’assistance. Après avoir entonné l’hymne national à l’unisson, la foule entame la longue marche en empruntant le boulevard de l’Indépendance puis les cités des 800 Logements et des Coopératives. Outre les slogans habituels, les manifestants ont exprimé leur rejet de toute forme de dialogue «avant le départ de la îssaba» ; «la hiwar la hiwar, arrahil obligatoire» (Pas de dialogue, le départ est obligatoire), ont-ils scandé.

Les marcheurs ont également dénoncé le dernier discours de Gaïd Salah et «sa volonté d’instaurer un régime militaire». «O Gaïd Salah arrête de jouer, applique l’article 7 et le pouvoir reviendra au peuple», «On en marre des généraux», «Etat civil et non militaire»,  «Ni Bedoui ni Bensalah, même Gaïd Salah est inutile. Ils cherchent tous leurs intérêts», ont-ils répété. Hier encore, rares étaient les manifestants qui brandissaient des pancartes.

Et ce n’est pas l’inspiration qui manquait, bien au contraire, les quelques affiches sont assez claires quant à la dernière offre du pouvoir. «Le dialogue qui ignore le peuple est une perte de temps et un secours pour les corrompus», soutient une affiche hissée par un quinquagénaire, qui résiste inlassablement aux raillons perçants du soleil. Une autre pancarte exhorte à la poursuite du hirak, comparant celui qui ne va pas au bout de sa révolution à celui qui creuse sa tombe de ses propres mains. Après cinq kilomètres de marche sous un soleil de plomb, les manifestants se sont dispersés devant la cour de justice en se donnant rendez-vous vendredi prochain «quelle que soit la réponse du pouvoir ou les menaces d’Ahmed Gaïd Salah».   


S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!