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mardi, 22 juin, 2021
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La marche de samedi empêchée à Alger : Plus d’une vingtaine de manifestants interpellés

01 mars 2020 à 10 h 05 min

Marche empêchée et plus d’une vingtaine de manifestants interpellés. Le hirak n’est «béni» que dans le discours officiel. En pratique, il est plutôt réprimé.

Cela s’est confirmé, une nouvelle fois, hier à Alger. Voulant reproduire la manifestation de samedi 22 février, date anniversaire du hirak, les manifestants ont buté sur un impressionnant dispositif sécuritaire. En effet, les forces de police ont vite contenu les premiers groupes de protestataires qui ont tenté de se rassembler à la place du 1er Mai.

Tout a commencé vers 11h30. Plusieurs dizaines de manifestants se sont rassemblés et ont tenté d’abord d’organiser une marche au à la place du 1er Mai, avant d’être dispersés par la police. Ensuite, un autre rassemblement a pris forme rue Khelifa Boukhalfa.

Scandant des slogans hostiles au pouvoir en place, les protestataires ont tenté de marcher sur la rue Didouche Mourad. Mais ils ont été stoppés par les forces de police.

En civil et en uniforme, les policiers ont procédé à de nombreuses interpellations. Selon le Comité pour la libération des détenus d’opinion (CNLD), «plus d’une vingtaine de personnes ont été arrêtées et conduites vers des commissariats de police».

D’autres personnes, à l’image de Khalti Baya, la manifestante assidue qui participe à toutes les marches du hirak en dépit de sa maladie, ont été violentées par les forces de l’ordre.

Les policiers n’ont permis aucun rassemblement à la rue Didouche Mourad, théâtre de la grande mobilisation de samedi 22 février. Sur des vidéos postées sur les réseaux sociaux, on voit bien des agents de police s’en prendre sans ménagement à des manifestants qui tentent de fuir.

Contrairement à Alger, les hirakistes ont réussi à organiser d’imposantes marches dans plusieurs villes de l’intérieur du pays, dont Oran, Annaba, Guelma, Sétif, Kherrata, Béjaïa, Bouira, Relizane et Chlef.

Les marcheurs, dans ces wilayas, ont repris en chœur les slogans habituels du hirak, appelant à l’instauration d’un «Etat civil et non pas militaire !» et le «Départ du système !» Ils s’en prennent aussi aux généraux qui détiennent en réalité le pouvoir, ainsi qu’au président Abdelmadjid Tebboune qualifié d’«illégitime».


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