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Marché des fruits et légumes : La flambée des prix persiste

15 novembre 2018 à 11 h 00 min

L’Association nationale des commerçants et artisans (ANCA) a animé, hier à Alger, une rencontre sous le thème «Le marché des fruits et légumes : l’approvisionnement et les prix». Il en ressort que la situation actuelle est caractérisée par une augmentation des prix ces dernières semaines pour au moins trois raisons.

Cela est expliqué par la période des deux saisons, l’augmentation de la demande des restaurants scolaires et universitaires et la mauvaise gestion du marché de gros par les APC. Il y a également le facteur du manque de marché de proximité, où il est enregistré un déficit de 500 marchés. Autre constat : l’augmentation des prix entre le gros et le détail qui est estimée entre 40 et 50%. La tomate, par exemple, est cédée au marché de gros à 110 DA et vendue au détail à 160 DA !

Les représentants du marché de gros de Bougara (Blida) étaient présents. Il s’agit du plus gros marché du Centre avec 431 carreaux qui approvisionne 15 wilayas. Parmi les points soulevés par les mandataires, on cite la non-définition des horaires d’entrée et de sortie, l’absence d’une journée de repos hebdomadaire, le manque d’éclairage et le non-respect des cahiers des charges.

Ils ont confirmé une baisse des prix avant fin novembre pour deux raisons : période de récolte des produits saisonniers (hiver) et l’introduction des produits du Sud. L’ANCA appelle les autorités publiques (ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, ainsi que celui du Commerce) à confier la gestion de ces marchés «aux entreprises publiques à caractère économique et commercial (EPIC) au lieu des APC».

Le président de l’Association nationale des commerçants et des artisans, Tahar Boulenouar, a déclaré que malgré les efforts déployés par les autorités algériennes, plusieurs insuffisances sont constatées sur le terrain. La présence massive de marchés actifs de façon illicite est à l’origine de la hausse des prix. Les vendeurs préfèrent ces espaces de vente pour un gain plus rapide.

Pour le ministère du Commerce, il est tout à fait normal que les cours augmentent sous l’effet de la forte demande des ménages. Certains analystes imputent la désorganisation du marché à l’absence de la grande distribution. La désorganisation du marché des légumes est la suite logique du faible nombre des circuits de distribution. Le ministère de l’Intérieur et celui du Commerce ont promis un vaste programme à l’effet de créer des marchés de gros et des marchés couverts de proximité pour «stabiliser la chaîne allant de la production à la consommation». Mais jusqu’à maintenant, on est plus dans une situation de simple effet d’annonce que le fruit d’un réel engagement.


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