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Mounir Sakhri, directeur de la communication du Groupe Sonatrach : «La filiale SPC Londres de Sonatrach n’a aucune responsabilité»

13 mai 2020 à 10 h 06 min

L’affaire d’importation de carburant «défectueux» par la société publique EDL (Electricité du Liban), dans laquelle la filiale SPC Londres de Sonatrach est mise en cause, continue de connaître des rebondissements avec de nouvelles arrestations de responsables libanais à Beyrouth.

Pour Mounir Sakhri, directeur de la communication de Sonatrach, «il s’agit d’une seule cargaison. Au port de chargement, elle a fait l’objet d’analyse par des bureaux d’expertise indépendants, lesquels ont établi qu’elle répondait fidèlement aux exigences contractuelles. Ce n’est qu’à l’arrivée à destination que le ministère de l’Electricité et de l’Eau a demandé d’autres analyses».

Selon lui, la SPC Londres, qui a livré le fuel, n’a aucune responsabilité, à partir du moment où ce produit répondait aux normes contractuelles avant son embarquement sur le navire. M. Sakhri précise, par ailleurs, que le contrat lie la SPC Londres au ministère libanais de l’Electricité et de l’Eau pour une durée de 15 ans, reconductible tous les trois ans.

«Durant toute cette période, il n’y a jamais eu d’incidents ou de problèmes jusqu’à l’avant-dernière cargaison sur laquelle il y a eu des doutes, suivie de la dernière qui a été refusée et bloquée à ce jour à cause de l’affaire.» Interrogé sur l’arrestation du représentant de SPC Londres, M. Sakhri apporte des précisions de taille. «Au début, la presse libanaise a parlé d’un cadre dirigeant de Sonatrach, puis du représentant de celle-ci au Liban.

Je précise que la personne en question est un agent maritime, chargée par SPC Londres de ses affaires administratives auprès de l’administration libanaise et ses différents partenaires. Elle ne représente pas les intérêts de SPC Londres et encore moins ceux de Sonatrach, la maison mère, qui à ce jour n’a jamais été inquiétée. Cependant, elle a pris toutes les mesures nécessaires à l’interne en demandant à sa filiale SPC Londres de préparer un dossier complet.

Ce qui est important à savoir, c’est que SPC Londres travaille en se conformant à la réglementation aussi bien nationale qu’internationale. Il arrive que des problèmes surgissent, mais ils sont réglés entre les parties contractantes. SPC Londres et le ministère de l’Electricité et de l’Eau sont toujours en contact. Ils tiennent des réunions pour trouver un arrangement», déclare M. Sakhri.

Ce dernier conteste les qualificatifs donnés au carburant, en disant : «Pourquoi le qualifier de frelaté, défectueux, voire douteux ? Les analyses effectuées à sa sortie de la raffinerie ont révélé qu’il était conforme aux normes contractuelles.

Chaque pays a ses propres normes, et celles sur lesquelles la SPC Londres et le ministère libanais de l’Electricité et de l’Eau se sont entendues sont respectées depuis 2005. Une seule cargaison, un problème qui, du point de vue réglementaire, ne relève pas de sa responsabilité à partir du moment où, au port de chargement, le produit était conforme aux normes.»



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