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Décès tragique de Hassan Benkhedda : La famille Benkhedda fait appel de l’ordonnance de non-lieu

01 mars 2020 à 10 h 00 min

La chambre d’accusation près la cour d’Alger examinera aujourd’hui l’appel de l’ordonnance de non-lieu prononcé par le juge d’instruction du tribunal de Sidi M’hamed dans le dossier de Hassan Benkhedda, décédé violemment le 1er mars 2019, a annoncé son frère Salim Benkhedda.

«L’audience du 1er mars coïncidera avec le jour de sa mort (chahda)… Les ayants droit du défunt ont fait appel de l’ordonnance, en attendant la décision d’ouverture d’une instruction approfondie qui permettra de connaître la vérité complète», rappelle-t-il.

Le fils du deuxième président du GPRA, Benyoucef Benkhedda (1961-1962), est décédé à l’âge de 56 ans, lors de la marche du vendredi 1er mars 2019, qui a connu une fin houleuse.

Dans une déclaration à El Watan, Salim Benkhedda a précisé que son frère, de retour chez sa mère à Hydra, a été surpris par une intervention «policière musclée et des ‘‘baltaguia’’» qui ont fait leur apparition en début de soirée. Les Benkhedda ont perdu toute trace de Hassan.

Ils finiront par retrouver son corps à la morgue de l’hôpital Mustapha Bacha «avec de nombreuses fractures à la tête et sur le corps», nous avait précisé Salim Benkhedda, professeur dans le même établissement hospitalier (El Watan 20 mars 2019).

En déplacement le soir du drame, en compagnie des anciens DGSN et wali d’Alger, l’ex-ministre de l’Intérieur, Noureddine Bedoui, avait expliqué que Hassan Benkhedda «est décédé visiblement d’une crise cardiaque» alors qu’il participait à cette marche pacifique.

La famille Benkhedda a rejeté et continue de contester énergiquement les déclarations de Bedoui. «Je suis mieux placé que lui en tant que professeur de cardiologie pour parler d’arrêt cardiaque», lance Salim Benkhedda.

Le juge instructeur du tribunal de Sidi M’hamed a finalement décidé le classer «sans suites» l’affaire. Mais la famille de l’ancien président du GPRA poursuit sa quête de vérité. «Des questions restent sans réponse. Qui était derrière les ‘‘baltaguias’’ le 1er mars, et qui exhibaient les couteaux et les sabres et jetaient des pierres ? Qui a placé des tonnes de pierres à l’intérieur des bacs à ordures et sur les trottoirs ?

Qui a ordonné à la police d’attaquer les manifestants pacifiques ? Pourquoi Bedoui, ministre de la ‘‘3issaba’’ ? (gang), a-t-il déclaré à la presse que Hassan est mort d’une crise cardiaque, et ces médias ont repris ces déclarations ?

Qui veut effacer la vérité et clore le dossier judiciaire ?» s’est interrogé le frère du défunt dans un post sur sa page Facebook.

Le hirak, qui vient de boucler une année, a eu son lot de martyrs : en plus du fils de l’ancien président du GPRA, il y a eu deux autres disparitions tragiques dans les marches pacifiques dans la capitale.

Le jeune Ramzi Yettou a succombé à l’âge de 23 ans, vendredi 19 avril, des suites d’une hémorragie interne et de blessures à la tête après avoir reçu des coups lors de la marche du vendredi 12 avril.

Le troisième est Nabil Asfirane, un manifestant de 48 ans, père de 3 enfants, originaire de Guenzet (Sétif ), terrassé par une crise cardiaque en pleine marche à Alger lors du 14e vendredi du mouvement populaire.

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