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La demande de liberté provisoire rejetée hier : Rebrab reste en prison

16 décembre 2019 à 10 h 09 min

Le patron de Cevital, Issad Rebrab, devra encore rester en prison, en attendant que son affaire soit renvoyée, dans une semaine, devant le tribunal et programmée pour un jugement. La chambre d’accusation a rejeté hier, pour la troisième fois, la demande de mise en liberté provisoire introduite par ses avocats. Déçus, ces derniers espéraient le voir quitter la prison, à une semaine du renvoi de son affaire devant le tribunal.

C’est la troisième fois que les avocats d’Issad Rebrab, patron du groupe Cevital, interjettent appel auprès de la chambre d’accusation près la cour d’Alger, contre le mandat de dépôt ordonné par le juge d’instruction près le tribunal de Sidi M’hamed, dans la nuit du 22 au 23 avril dernier.

Après les deux premiers refus de cette juridiction de contrôle de l’instruction, ils sont revenus à la charge une troisième fois, en plaidant les mêmes arguments de droit, à savoir «les nombreuses garanties légales que l’homme d’affaires présente et qui lui ouvrent le droit d’être jugé tout en étant en liberté», mais la chambre d’accusation les a déboutés, en rejetant leur demande hier en fin de journée. Issad Rebrab devra donc rester en prison, en attendant qu’il soit jugé.

Dimanche prochain, il bouclera le délai maximum de huit mois, prévu par le code de procédure pénale,  pour renvoyer son affaire devant un tribunal. Très optimistes durant la matinée, ses avocats avaient beaucoup d’espoir de le voir quitter la prison avant que la décision des magistrats de la chambre d’accusation ne tombe en fin de journée. Contacté, Me Bergheul met en avant «le bien-fondé» de la demande de mise en liberté qui, selon lui, «reste motivée par le fait qu’il est seul dans le dossier et qu’il n’est pas lié à des personnalités politiques».

Il précise : «En tant que collectif de la défense et à la demande de la grande famille Cevital, nous avions l’espoir qu’il y ait un geste d’apaisement au lendemain de l’élection d’un nouveau Président, à travers une décision qui pourrait consacrer une ère nouvelle et surtout la confiance.» «Très déçu», l’avocat estime que le patron de Cevital «présente toutes les garanties. Sa mise en liberté ne nuit pas à la justice. Bien au contraire. Elle l’aurait crédibilisée. Issad Rebrab est victime d’une machination mais aussi de sa réussite.

Il est le premier patron d’industrie qui a construit ce que l’Etat n’a pas pu faire durant des années. Sa place aurait dû être ailleurs que dans une prison, parce que son problème est purement commercial, un contentieux qui aurait pu être réglé entre lui et l’administration douanière sans impliquer la justice.

Nous sommes sommés d’attendre la décision de renvoi de son dossier, qui interviendra dans une semaine, devant un tribunal correctionnel». Il faut dire que beaucoup de personnes espéraient voir le patron de Cevital remis en liberté, après que des informations aient fait état de nouveaux éléments dans la gestion de ce dossier, notamment les nombreuses expertises en faveur du groupe et la normalisation des relations de celui-ci avec les autorités, à travers la décision de déblocage de ses projets gelés depuis des mois, voire des années.

Le 22 avril dernier, Issad Rebrab avait été convoqué à la brigade de recherche de la gendarmerie pour être entendu sur ses opérations d’importation d’équipements bloqués par les services des Douanes au port sec de Boudouaou. Au milieu de l’après-midi, il a été déféré devant le parquet de Sidi M’hamed, puis devant le juge d’instruction, qui l’a placé sous mandat de dépôt après minuit et sans assistance de ses avocats (en raison du boycott du barreau des activités judiciaires en signe de solidarité avec le mouvement de protestation populaire). Les chefs d’inculpation retenus contre lui sont, entre autres, «fausses déclarations liées à des transferts de capitaux vers l’étranger», «surfacturation d’équipements importés» et «importation de matériel d’occasion».


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