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Demande de libération provisoire de Karim Tabbou : La décision reportée à mercredi prochain

19 décembre 2019 à 10 h 06 min

La chambre d’accusation près la cour d’Alger a reporté, hier, l’examen de la demande de libération provisoire de l’opposant politique Karim Tabbou à mercredi prochain», a annoncé le Comité national pour la libération des détenus (CNLD).

Le porte-parole de l’Union démocratique et sociale (UDS), un parti politique non agréé, a été arrêté une première fois le 11 septembre et placé le lendemain en détention provisoire par le tribunal de Koléa, pour «atteinte au moral de l’armée». On lui reproche des propos critiques sur l’institution militaire lors d’un meeting populaire organisé, en mai dernier, dans la ville de Kherrata.

L’ancien premier secrétaire du FFS a été remis en liberté, le 25 septembre, par la cour de Tipasa, avant qu’il ne soit arrêté à nouveau 24 heures plus tard. Le mandat de dépôt de cette figure emblématique du hirak avait été confirmé le 2 octobre par la justice. Il est poursuivi pour «atteinte à l’unité nationale» et «incitation à la violence via ses publications sur les réseaux sociaux».

«Ce type d’agissement est une provocation prononcée et ne peut être que de connotation politique. Une décision qui n’honore point notre pays qui milite pour la liberté, l’Etat de droit et la démocratie», avait dénoncé Me Mustapha Bouchachi, membre du collectif de défense. Beaucoup considèrent qu’une éventuelle libération de Tabbou ou son maintien en détention constituerait un indice des véritables intentions du nouveau Président faiblement élu.

Ce dernier, qui a annoncé vendredi dernier vouloir «tendre la main» au mouvement de protestation, était resté évasif sur la question relative aux détenus d’opinion. Depuis plusieurs mois, hirak et opposition ne cessent de réclamer des mesures d’apaisement, dont la libération des détenus d’opinion et la fin de la répression, des revendications rejetées en bloc par le chef d’état-major, devenu le véritable homme fort du pays.

Toujours sur le front judiciaire, le tribunal de Hussein Dey a prononcé, hier, la relaxe du détenu du hirak Garidi Hamidou, alors que le procureur du tribunal a requis, une peine de cinq ans de prison à son encontre pour «atteinte à l’unité nationale», d’après le CNLD. L’audition dans le fond  du journaliste et militant Fodil Boumala, prévue hier au tribunal de Dar El Beida, a été reportée à dimanche prochain, alors que le procès de la militante Lynda Nacer (ex-journaliste de Liberté), prévu au tribunal de Constantine, a été renvoyé au mercredi 8 janvier 2020.

Le verdict de l’activiste et poète Mohamed Tadjadit, détenu actuellement à El Harrach, est prévu, aujourd’hui, au tribunal de Sidi M’hamed. Avant-hier, le procureur du tribunal de Constantine a requis un an de prison ferme et une amende de 1 million de dinars contre le journaliste Abdelkrim Zeghileche dans l’affaire de sa radio web «Sarbacane» et l’«atteinte à la personne du chef de l’Etat Abdelaziz Bouteflika».

La CNLD a ajouté que  l’affaire sera mise en délibéré le 7 janvier 2020. Près de 140 manifestants, militants ou journalistes, ont été incarcérés depuis fin juin pour des faits liés au hirak, en détention provisoire ou condamnés à des peines de prison ferme, selon un bilan non exhaustif du CNLD.  



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