La Confédération des syndicats autonomes opte pour une journée de protestation : «Nous devons passer aux actions d’accompagnement du hirak» | El Watan
toggle menu
lundi, 11 novembre, 2019
  • thumbnail of elwatan11112019


La Confédération des syndicats autonomes opte pour une journée de protestation : «Nous devons passer aux actions d’accompagnement du hirak»

20 octobre 2019 à 10 h 15 min

Retour à la protestation. La Confédération des syndicats autonomes (CSA) décide d’organiser une journée de protestation le 29 octobre, suivie de marches à travers les wilayas du pays le même jour.

«En guise de soutien au mouvement populaire et pour rappeler ses revendications principales (dossier CSA, code du travail, dossier des retraites, santé publique et sécurité sociale), consciente du danger des lois qu’on veut promulguer sous le couvert d’un gouvernement illégitime et rejeté par le peuple, et face aux conditions socioéconomiques dégradées des travailleurs algériens, la Confédération des travailleurs a décidé d’une journée de protestation le 29 octobre, suivie de marches à travers les wilayas du pays», a annoncé la CSA dans un communiqué rendu public à l’issue de sa session ordinaire tenue jeudi dernier.

La Confédération a réitéré, dans son document signé par une dizaine de syndicats, son «attachement» aux revendications du mouvement populaire «jusqu’à la satisfaction totale de ses revendications légitimes». La Confédération ne s’est pas exprimée sur les échéances électorales (présidentielle), se contenant de rappeler la nécessité pour les autorités de mettre en place des «mesures d’apaisement» dans le cadre d’«une entente nationale» qui «permettra le succès à tout processus électoral et transparent». Les membres de la Confédération ont exigé le départ du gouvernement Bedoui et sa «composante illégitime», tout en dénonçant la décision de promulguer «dans la conjoncture actuelle des lois qui hypothèquent l’avenir des futures générations et attentent à l’unité nationale, à l’instar de l’avant-projet de loi sur les hydrocarbures et des lois sur le travail et la retraite». Dans ce sillage, ils mettent en garde contre l’exploitation du gaz de schiste par «des Etats qui ne l’autorisent pas, relèvent-ils, sur leurs territoires». Dans leur document, les syndicalistes ont exigé la libération des détenus d’opinion et des activistes du mouvement populaire et dénoncé les poursuites à leur encontre.

Ils ont condamné les entraves aux libertés d’expression et de circulation ainsi que les tentatives de musellement de la presse publique et privée. La Confédération a appelé les manifestants à «faire preuve de vigilance et à veiller à la maîtrise de soi pour conserver le pacifisme qui caractérise ce mouvement populaire, mais aussi à dénoncer toute forme de violence sous toutes ses formes».

Des membres actifs de la CSA, à l’instar de Boualem Amoura, président du Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef), considèrent que leur organisation, dont la relation avec le ministère du Travail n’a guère été apaisée, doit «passer aux actions d’accompagnement du hirak et ne plus se contenter de communiqués de soutien». «Ce pouvoir n’a montré aucune volonté d’aller vers un apaisement, bien au contraire, il fait dans la provocation et le durcissement de ses positions. Nous ne pouvons pas aller dans ces conditions vers une élection présidentielle», estime-t-il. 


S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!