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La chambre d’accusation près la Cour d’Alger a statué sur la demande : Refus de la libération du journaliste Sofiane Merakchi

15 février 2020 à 10 h 21 min

La chambre d’accusation près la cour de justice d’Alger a rejeté, mercredi dernier, la demande de libération provisoire du journaliste Sofiane Merakchi.

Correspondant de la chaîne de télévision libanaise Al Mayadeen, Sofiane Merakchi est placé en détention préventive à la prison d’El Harrach depuis le 26 septembre 2019 pour «recel de matériel» et pour «fourniture des images des manifestations du vendredi 20 septembre à la chaîne Al Jazeera et d’autres médias étrangers».

A l’appel du collectif des Journalistes algériens unis (JAU), un rassemblement était tenu, le jour de l’examen de la demande, devant la cour de Ruisseau pour réclamer la libération de Sofiane Merakchi. «Nous avons organisé ce mercredi un nouveau rassemblement en soutien à Sofiane Merrakchi dont le dossier passe aujourd’hui (mercredi 12 février) devant la chambre d’accusation.

Nous sommes ici pour le soutenir, demander sa libération et rappeler aux autorités que la place d’un journaliste n’est pas en prison», note Khaled Drareni, porte-parole du collectif JAU, lancé en novembre 2019.

Le 30 janvier dernier, Sofiane Merakchi avait entamé, en compagnie d’un autre détenu, Belkacem Djir, lui-aussi journaliste, incarcéré dans une affaire de droit commun, une grève de la faim «jusqu’à ce qu’une date de procès soit fixée par les autorités judiciaires».

Dans une lettre rendue publique, les deux grévistes de la faim avaient expliqué que leur action extrême intervient après que «toutes les demandes de liberté provisoire formulées par (les) avocats aient été rejetées».

Le 5 février, les deux détenus ont suspendu leur grève de la faim. Intervenant lors d’un précédant rassemblement organisée, le 2 février, à la maison de la presse Tahar Djaout (Alger), en faveur de la programmation d’un procès équitable pour les deux détenus, le porte-parole du JAU estime que la mobilisation doit se maintenir pour la libération de Sofiane Merakchi, après celle de deux autres journalistes (Adel Azeb Chikh et Abdelmonji Khelladi). «Nous réclamons la libération immédiate de Sofiane Merakchi, emprisonné parce qu’il est journaliste, et pour que Belkacem Djir ait droit à un procès équitable, parce qu’il n’est pas normal qu’il reste en prison depuis six mois. Cela peut arriver à nous tous.

C’est pour cela qu’on a besoin de la mobilisation et du soutien de tous les journalistes, parce que tant qu’il y a un journaliste en prison, nous sommes tous en prison», soutient Drareni.

Dans le classement mondial de la liberté de la presse 2019, établi par l’organisation Reporters sans frontières (RSF), l’Algérie perd cinq places par rapport à 2018.

Elle passe de la 136e position à la 141e sur les 180 pays retenus pour ce classement. «Dans un contexte politique assez instable, la liberté de l’information en Algérie demeure fortement menacée. Les autorités continuent à verrouiller le paysage médiatique avec de nombreux procès intentés contre des journalistes. Sous pression judiciaire, la presse algérienne peine à remplir sa mission», déplore RSF dans son rapport.



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