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Réaction après la remise en liberté des hirakistes incarcérés : «La bataille juridique pour réhabiliter les détenus doit être engagée»

28 janvier 2020 à 10 h 08 min

Pour le coordinateur du Comité national pour la libération des détenus (CNLD), «la bataille sera longue pour que tous les détenus soient réhabilités et qu’ils puissent avoir leur casier judiciaire vierge».

Remises en liberté et procès dans les prochains jours. Brahim Daouadji et Oussama Tifour, deux activistes du mouvement populaire à Mostaganem, ont été condamnés, hier, à 3 mois de prison ferme. Après avoir purgé sa peine, Daouadji a quitté la prison. Quant à Oussama Tifour, «il reste en détention à Mostaganem, malgré le verdict rendu ce matin (3 mois de prison). Il est poursuivi dans d’autres affaires», précise le Comité national pour la libération des détenus (CNLD) dans une alerte sur sa page Facebook.

Arrêté le 12 octobre 2019 avec d’autres personnes lors d’un rassemblement contre la visite de l’ex-ministre de la Jeunesse et des Sports, Raouf Bernaoui, Daouadji a été poursuivi pour les chefs d’inculpation d’«atteinte à l’unité nationale» et «incitation à attroupement». Fait gravissime : il a été retenu au commissariat avec son fils de trois ans, s’étaient émus des activistes et avocats impliqués dans le mouvement populaire.

«Le père d’Ibrahim Daouadji a été appelé par la police du commissariat 7e (où son fils est transféré) pour lui proposer de signer un PV de bonne santé de son petit-fils de 3 ans, après avoir été séquestré avec son père dans les geôles de la police pendant des heures et assisté au kidnapping de son père dans une violence atroce», a écrit à l’époque le CNLD dans un communiqué.

Dans la wilaya de Relizane, les activistes Yacine Khaldi et Abdellah Benaoum, Yacine Bounoua et Larbi Menad, poursuivis pour «entrave au bon déroulement de l’élection présidentielle», ont été relaxés en appel. «Ces derniers restent toujours en détention, car ils sont poursuivis dans d’autres affaires (atteinte au moral des troupes de l’armée)», précise le CNLD. Le coordinateur du CNLD, Kaci Tansaout, a estimé, hier, dans un post, que le combat pour la réhabilitation des détenus doit être engagé.

Crainte de la poursuite des arrestations

«Tous les détenus ont été condamnés, certains ont quitté la prison après avoir purgé leur peine, d’autres sont en liberté provisoire ou sous contrôle judiciaire, alors que plus de 120 sont toujours en détention provisoire dans les quatre coins du pays. Une condamnation d’une semaine reste toujours une condamnation, et c’est grave, car il reste encore une autre bataille juridique, une longue bataille, pour que tous les détenus soient réhabilités et qu’ils puissent avoir leur casier judiciaire vierge.

Une autre bataille qui est aussi de démontrer au monde entier que leur détention était arbitraire et qu’ils sont injustement incarcérés par une justice soumise au téléphone. Et donc, il faut gagner cette bataille afin que les enfants ou petits-enfants de ces militants ou les nôtres ne soient pas aussi condamnés par cette justice du même système pour les mêmes faits d’ici 20 ou 50 ans», tranche Tansaout. Les procès de détenus du mouvement populaire sont prévus dans les prochains jours.

Le procès en appel des deux détenus Toufik Kerfa et Yacine Elouareth aura ainsi lieu jeudi prochain à la cour d’Alger (Ruisseau). «Toufik Kerfa et Yacine Elouareth, ont été arrêtés mercredi 20 novembre (marche nocturne à Alger) et présentés devant le tribunal de Bab El Oued le 24 novembre puis condamnés à un an de prison ferme. Ils sont accusés d’‘‘attroupement, entrave au bon déroulement de l’élection et atteinte à la sécurité de l’Etat’’», précise une alerte du CNLD.

En outre, le procès en appel de l’activiste et ex-détenu de Annaba, Zakaria Boussaha, qui est toujours sous contrôle judiciaire, est programmé pour le dimanche 16 février à la cour de Annaba. Accusations : «outrage à corps constitué», «atteinte à l’unité du territoire national à travers des publications Facebook», «troubles de l’ordre public», «atteinte aux symboles de l’Etat et aux institutions de l’Etat», «menaces de mort» et «incitation à attroupement armé», détaille le comité.

Pour Tansaout, les arrestations à Alger risquent de se poursuivre : «Nous sommes à la veille du 22 février 2020 et les décideurs ont peur du vendredi 21 février : un an de révolution populaire et pacifique, ça se fête. Ils ont peur d’un tsunami humain à la capitale, ils ont peur d’une marche impressionnante et bien sûr ils ont peur d’entendre la capitale vibrer sous ‘‘Dawla madaniya machi 3askariya !’’ Et c’est pour ça qu’ils arrêtent plus exactement à Alger, pour tenter d’étouffer la révolution et ils veulent interdire aux gens de marcher sur Alger.» 

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