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Les deux militants de RAJ poursuivis en vertu des articles 76 et 79 du code pénal

Karim Boutata et Ahcene Kadi placés sous mandat de dépôt

30 septembre 2019 à 10 h 01 min

Encore de nouveaux détenus ! Le tribunal de Sidi M’hamed a décidé de placer les deux jeunes militants de l’association RAJ, Karim Boutata et Ahcene Kadi, sous mandat de dépôt.

Arrêtés jeudi dernier à Alger et maintenus en garde à vue pendant trois jours, ils ont été présentés, hier, devant le juge d’instruction qui a décidé de les poursuivre pour des chefs d’accusation très graves contenus dans les articles 76 et 79 du code pénal, dont «atteinte à l’intégrité du territoire national» et «enrôlement de volontaires ou mercenaires pour le compte d’une puissance étrangère en territoire algérien».

La décision du juge d’instruction et les chefs d’inculpation ont été accueillis avec consternation par les militants politiques et les défenseurs des droits de l’homme qui voient en cette accusation «une grave dérive» qui vise désormais la société civile.

Pour rappel, l’article 76 du code pénal stipule : «Est puni de la réclusion de deux à dix ans, et d’une amende de 10 000 DA à 100 000 DA, quiconque, en temps de paix, enrôle des volontaires ou mercenaires pour le compte d’une puissance étrangère en territoire algérien.» L’article 79 du même code indique : «Quiconque, hors les cas prévus aux articles 77 et 78, a entrepris, par quelque moyen que ce soit, de porter atteinte à l’intégrité du territoire national, est puni d’un emprisonnement d’une durée de 1 à 10 ans et d’une amende de 3000 DA à 70 000 DA.

Il peut en outre être privé des droits visés à l’article 14 du présent code.» Réagissant à cette accusation, le vice-président de la LADDH, Saïd Salhi, affiche sa solidarité avec les deux jeunes détenus et dénonce «cette accusation qui vise aussi l’association RAJ et la société civile en général». «Cela ouvre la voie à une très grave dérive contre la société civile», fulmine-t-il.

Durant la journée d’hier, des dizaines de citoyens et des membres des familles des deux jeunes ont tenu un rassemblement devant le tribunal de Sidi M’hamed. Ils ont exigé la libération des deux militants de RAJ et de tous les détenus d’opinion.

Ils ont également interpellé directement les magistrats qui travaillent dans ce tribunal qui sont, selon eux, prompts à jeter en prison des jeunes qui n’ont fait que participer au mouvement populaire national qui réclame une nouvelle Algérie et un Etat de droit. «Libérez les otages (détenus d’opinion)», «Libérez la justice» et «Pas de chantage avec les otages», scandaient les manifestants rassemblés à quelques mètres de l’entrée de ce tribunal.

Les manifestants rappellent, dans ce sens, les décisions prononcées par des juges dans plusieurs tribunaux du pays qui «ont innocenté les jeunes poursuivis pour avoir exprimé leurs opinions». «Les chefs d’accusation sont les mêmes que ceux pour lesquels sont poursuivis les jeunes arrêtés à Alger. Mais les juges du tribunal de Sidi M’hamed continuent de placer sous mandat de dépôt des jeunes innocents», condamnent-ils.


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