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Kamel Daoud et Yasmina Khadra iront au Sila

28 septembre 2018 à 1 h 00 min

«L’Algérie c’est mon pays. La littérature, c’est moi. Je suis l’écrivain algérien le plus connu en Algérie. Et j’irai au SILA.» C’est un Yasmina Khadra déterminé à rencontrer ses lecteurs et à participer au Salon international du livre d’Alger (Sila 2018).

Il ne polémique pas, mais surtout il ne tient pas compte de l’«ignorance» de toutes parts. «Personne ne peut me barrer le chemin. J’irai en Algérie quand je veux et où je veux», dit-il en réponse aux organisateurs du Sila.

Lors de sa récente conférence de presse et aussi dans   son entretien accordé à El Watan dans son édition d’hier, Messaoudi Hamidou, commissaire du SILA 2018, avait expliqué, à une question sur Yasmina Khadra et les autres écrivais algériens,  que «les éditeurs algériens se doivent d’inviter leurs auteurs et ne pas se focaliser seulement sur l’administration du Sila.

Les moyens sont tels, que cette année le budget réservé à cette édition est uniquement de 60 millions de dinars, il est faible pour l’envergure du Sila». Le programme est déjà tracé pour les éditions Casbah, où édite Yasmina Khadra. Il signera son livre Kalil et autre d’ailleurs jeudi 1er novembre et samedi 3 novembre au stand Casbah au Sila.

Le 31 octobre, il sera à la librairie Tiers-Monde d’Alger- centre pour une vente-dédicace. Et c’est la cinquième année que l’écrivain Yasmina Khadra n’est officiellement pas invité ; même période pour l’écrivain Kamel Daoud. Peut-on parler de censure ? Ce dernier refuse toute polémique,  puisque  de toutes les façons, il sera présent au Sila.

«Je vais être là-bas (SILA, ndlr) à l’invitation de éditions Barzakh», fait-il savoir. Kamel Daoud tient à préciser aux lecteurs et visiteurs intéressés qu’il sera au SILA «comme l’an dernier».

«Cet espace, la littérature algérienne, le livre ne sont pas des espaces d’ego, de fonctionnaires apparatchiks qui décident des listes d’invités ou d’exclus, des territoires privatisés, mais des occasions de rencontres, de liberté et d’enrichissement.

Il ne faut pas céder aux bureaucrates misogynes, ni aux commissaires politiques, ni au découragement. Mais venir nombreux et défendre le livre, les écrivains et nos différences», tient-il à dire.


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