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Justice : Walid Nekkiche déplore les lenteurs de l’enquête

03 mai 2021 à 10 h 39 min

L’ancien détenu d’opinion Walid Nekkiche a déploré, hier, les lenteurs de la justice, trois mois après l’annonce officielle de l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet général et le procureur de la République près le tribunal de Bir Mourad Raïs d’Alger.

«Trois mois se sont écoulés depuis mes déclarations au tribunal pénal de Dar El Beïda sur la torture et les mauvais traitements dont j’ai été victime et qui ont touché ma dignité. Presque dix mois après le dépôt d’une plainte officielle par l’avocate Haddouche Nassira, il n’y a rien de concret jusqu’à aujourd’hui», a déploré Walid Nekkiche dans une déclaration publiée sur son compte Facebook.

Arrêté lors d’une marche du hirak puis placé en détention provisoire pendant 15 mois, le jeune Walid avait raconté devant le tribunal avoir été «agressé sexuellement, physiquement et verbalement» lors d’interrogatoires par les services de sécurité algériens. Ses révélations ont choqué l’opinion publique algérienne.

Le parquet général auprès de la cour d’Alger a ordonné, début février, l’ouverture d’une enquête après le témoignage du jeune étudiant. «Trois mois après cette annonce, on ne m’a pas encore convoqué pour être entendu en tant que victime et témoin dans cette affaire. Je ne renoncerai pas à mon droit et à ma réhabilitation», a-t-il ajouté, tout en s’interrogeant sur un transfert éventuel de l’enquête préliminaire au tribunal militaire.

Walid Nekkiche a été approché par deux émissaires, dont un se revendiquant journaliste et propriétaire d’un site électronique, qui ont essayé de le convaincre de retirer sa plainte et de revenir sur ses déclarations, selon le Comité algérien contre la torture et les conditions carcérales inhumaines.

«Il s’agit d’une menace afin que je retire ma plainte», a dénoncé l’ancien détenu, affichant sa détermination à faire éclater «la vérité» dans cette affaire. Le jeune étudiant a évoqué l’éventualité de déposer une plainte auprès des instances de l’ONU. «Quand la justice est absente dans notre pays, il faut aller vers les organes de droit internationaux», a-t-il expliqué.

Le jeune homme a été libéré le 2 février dernier après avoir été condamné à six mois de prison ferme pour «distribution et possession de tracts pour porter atteinte à l’intérêt du pays».

La peine de six mois avait déjà été couverte par la durée de la détention préventive. Lors de son procès, le procureur du tribunal de Dar El Beïda à Alger avait requis la perpétuité contre l’étudiant, poursuivi pour «complot contre l’Etat», «atteinte à l’intégrité du territoire national» et «incitation de la population à prendre les armes», des chefs d’accusation très graves au regard de la loi.

«Mon témoignage n’était qu’une petite parenthèse. Je veux qu’elle soit fermée pour reprendre ma vie et mes activités de manière normale. Je ne veux pas attiser les passions ni la haine», a confié Walid Nekkiche.


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