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Justice : Tayeb Louh placé en détention provisoire

24 août 2019 à 9 h 42 min

L’ancien ministre de la Justice, Tayeb Louh, a été placé, avant-hier, en détention provisoire par le conseiller enquêteur près la Cour suprême, a annoncé un communiqué du procureur général de ladite Cour, cité par l’agence APS.

Il a été transféré à la prison d’El Harrach, dans la banlieue d’Alger, où il a rejoint dix anciens ministres soupçonnés de corruption dans différents dossiers.

Entendu toute la journée de jeudi par les enquêteurs de la Cour suprême, Tayeb Louh est poursuivi pour «abus de fonction», «entrave au bon fonctionnement de la justice», «incitation à la falsification de procès-verbaux officiels», «incitation à la partialité», a ajouté source judiciaire. En juillet dernier, Tayeb Louh, ex-président du Syndicat national des magistrats, avait déjà fait l’objet d’une interdiction de quitter le territoire national.

L’Office central de répression de la corruption avait été chargé d’ouvrir une enquête préliminaire à son encontre, pour des faits à caractère pénal relatifs à la corruption. Réputé proche du président déchu, Abdelaziz Bouteflika, Tayeb Louh est accusé par ses détracteurs d’avoir protégé d’anciens ministres impliqués dans des affaires de corruption, particulièrement, l’ancien ministre de l’Energie, Chakib Khelil, poursuivi dans plusieurs scandales liés à Sonatrach.

D’ailleurs, l’ancien procureur d’Alger, Belkacem Zeghmati, auteur du mandat d’arrêt international contre Chakib Khelil et des membres de sa famille en 2013, avait été démis de ses fonctions, à l’époque où Louh était ministre de la Justice. Ironie du sort, Tayeb Louh a été incarcéré, alors que Belkacem Zeghmati a été récemment promu ministre de la Justice, par le chef d’Etat intérimaire, en replacement de Slimane Brahmi. La justice a ouvert, depuis la démission forcée du président Bouteflika, le 2 avril, une série d’enquêtes pour corruption, visant plusieurs ex-hauts responsables de la présidence Bouteflika et des hommes d’affaires accusés d’avoir profité de leurs liens privilégiés avec son entourage.

Deux anciens Premiers ministres, six anciens ministres, un ancien directeur général de la police, plusieurs ex-dirigeants d’entreprises publiques et une dizaine d’hommes d’affaires ont été placés en détention préventive ces derniers mois. Encouragées publiquement par le chef d’état-major, ces enquêtes censées satisfaire une des revendications du hirak pourraient également servir à régler des comptes au sommet du pouvoir, selon des partis de l’opposition. 


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