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Justice : Ouyahia, Bedda, Bouchouareb et Yousfi déférés devant la Cour suprême

03 juillet 2019 à 10 h 20 min

Le tribunal de Sidi M’hamed, près la cour d’Alger, a encore une fois convoqué l’ancien Premier ministre, Ahmed Ouyahia (en détention dans le cadre de l’affaire Ali Haddad), et deux ex-ministres de l’Industrie, Youcef Yousfi et Abdelghani Zaalane, des Transports, déjà inculpés dans les affaires de Mourad Oulmi, patron du groupe Sovac, et Mahieddine Tahkout, PDG de Cima Motors, pour leur notifier les nouvelles inculpations retenues contre eux, dans le cadre de l’enquête qui a visé un autre homme d’affaires, Ahmed Mazouz, qui détient plusieurs marques de poids lourds et de véhicules touristiques, et une usine de montage.

Plus d’une dizaine de personnes, dont les frères de Mazouz, ainsi que des cadres du secteur de l’Industrie devraient, selon des sources judiciaires, comparaître devant le tribunal pour de présumés faits liés «à la corruption», «l’octroi d’indus privilèges»,  «abus de fonction», «trafic d’influence» et «dilapidation de deniers publics».

Au moment où les trois hauts fonctionnaires de l’Etat recevaient du procureur de Sidi M’hamed la notification des griefs qui leur sont reprochés, le parquet général près la Cour suprême, annonçait la réception «des dossiers de procédure de poursuite contre quatre anciens ministres pour des faits punis par la loi» liés au dossier KIA, dans lequel 14 personnes, – dont l’homme d’affaires, Hacène Arbaoui, deux de ses frères, cinq cadres du ministère de l’Industrie, le DG de la BNA (Banque nationale d’Algérie), deux anciens directeurs de deux entreprises publiques, un chef de département au sein d’une entreprise publique, le président actuel d’une APC et un commerçant – ainsi que deux sociétés ont été inculpées pour «blanchiment d’argent» et «transfert de biens obtenus par des faits de corruption», «bénéfice du pouvoir et de l’influence des agents de l’Etat durant l’établissement de contrats et de marchés» et «dilapidation des deniers publics», «participation à la dilapidation et à l’utilisation de fonds de banque», «abus de fonction intentionnel» à l’effet d’accorder d’indus privilèges à autrui et «exercice d’une activité professionnelle par un agent public dans une entreprise qu’il est chargé de contrôler» et «conclusion de marchés avec la même entreprise dans un délai inférieur à deux ans».

Parmi les 14 inculpés, 7 ont été placés sous mandat de dépôt,  dont Hacène Arbaoui, deux cadres dirigeants du ministère de l’Industrie, deux autres fonctionnaires, le DG de la BNA, et un ex-directeur d’une entreprise économique publique. Le juge a néanmoins placé sous contrôle judiciaire l’ex-directeur général de la promotion de l’investissement au ministère de l’Industrie, les deux frères de Hacène Arbaoui et remis 4 autres en liberté. Dans le cadre de ce dossier, Ahmed Ouyahia et les trois anciens ministres de l’Industrie, Mejdoub Bedda, Youcef Yousfi, ainsi que Abdeslam Bouchouareb, ont été déférés devant la Cour suprême en raison des

fonctions qu’ils occupaient au moment des faits. C’est la seconde fois que le nom de Abdeslam Bouchouareb, actuellement refugié au Liban, est cité. Selon des sources judiciaires, des convocations lui ont été envoyées par le parquet général de la Cour suprême, mais il n’y a pas répondu. Selon nos interlocuteurs, il est fort probable que la justice délivre un mandat d’arrêt international là à son encontre, dans le cas où il ne répond pas à la convocation, qui lui sera transmise dans les prochaines 48 heures, d’autant que son nom risque encore une fois d’être cité dans l’affaire Mazouz, en raison de la relation qui le liait à cet homme d’affaires qui a réussi à représenter de nombreuses marques de véhicules et de poids lourds, mais aussi à racheter la célèbre boisson N’gaous.

Ainsi, les concessionnaires automobiles tombent l’un après l’autre comme des châteaux de cartes. D’abord Cima Motors, de Mahiedine Tahkout, suivi de Sovac de Mourad Oulmi, de KIA Motors de Hacène Arbaoui et d’Ahmed Mazouz, PDG du groupe qui porte son nom, qui s’est lancé dans le montage de marques asiatiques Shacman, Cherry, Foton et de Higer. La liste n’est pas encore close, puisque des informations font état que d’autres concessionnaires risquent de prendre le chemin du tribunal de Sidi M’hamed.


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