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Interpellations et dispersions de manifestants : Un impressionnant quadrillage policier de la capitale

11 janvier 2020 à 10 h 25 min

Interpellations de manifestants et de journalistes, dispersions de foules, occupations de trottoirs et d’espaces publics par la police.

Le 47e vendredi de  la marche a connu un début «électrique» à Alger et même dans certaines villes de l’intérieur du pays. Le déploiement policier a été beaucoup plus intense que ce qu’on a vécu lors des précédentes marches. Plusieurs barrages filtrants ont été dressés à l’entrée de la capitale et des points de contrôle ont été placés au niveau de plusieurs routes menant vers Alger-Centre.

Au centre de la capitale, les forces de police ont fait un impressionnant maillage, couvrant aussi bien les grands boulevards que les venelles. Tout cela sous les incessants bruits d’hélicoptères qui appuient, par une surveillance aérienne, les forces de police au sol.

Du boulevard Didouche Mourad à la place des Martyrs en Basse-Casbah, en passant par la mythique Grande-Poste, la police a bien occupé les espaces, quadrillant davantage certains jardins, comme celui de Khemisti. Pour la première fois depuis le début du hirak, la police a déployé ses forces tout le long du boulevard Asselah Hocine, que les manifestants qui viennent de Bab El Oued et de La Casbah empruntent tous les vendredis avant de rejoindre l’avenue Pasteur et la place Audin.

Bien que maintenu ouvert, ce boulevard a été «rétréci» des deux côtés par le stationnement de dizaines de fourgons et camions des Unités républicaines d’intervention (URI). Plus haut, la Grande-Poste est toujours bouclée par un dispositif sécuritaire depuis le printemps dernier. Sur le boulevard Amirouche, rien n’a changé dans le déploiement policier. La trémie de la place Mauritania toujours fermée ainsi que le trottoir longeant le ministère de l’Agriculture et le siège de la sûreté de wilaya.

Dans certaines villes, comme Sidi Bel Abbès, la marche de vendredi a été carrément empêchée par les forces de police. Certains témoins oculaires ont fait état d’une vingtaine de personnes interpellées. Ces interpellations s’ajoutent au déploiement policier musclé qui contraste avec la main tendue du nouveau président, Abdelmadjid Tebboune, au hirak. Elles ne répondent assurément pas aux attentes, vivement exprimées par des personnalités politiques, de mesures d’apaisement qui favoriseraient le dialogue comme moyen pour trouver une solution définitive à la crise politique.

Bien au contraire. Le rétrécissement du champ d’expression libre qu’est devenue la rue depuis maintenant plus de 10 mois renvoie l’image d’un pays qui peine à sortir de la gestion purement sécuritaire des manifestations et d’un pouvoir toujours méfiant de toute action et de tout mouvement qui portent des revendications politiques. 



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