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Inquiétudes sur un retour des maladies éradiquées : Pénurie des principaux vaccins pédiatriques

24 avril 2021 à 10 h 48 min

Cinq principaux vaccins du calendrier national de vaccination pour la protection des enfants d’un bon nombre de maladies, dont la tuberculose, la rougeole, la poliomyélite, la rubéole et l’hépatite B, sont actuellement en pénurie dans les centres de vaccination.

Il s’agit du vaccin contre la poliomyélite oral (VPO) et de celui inactivé en forme injectable contre la poliomyélite (VPI), le vaccin combiné contre la rougeole, oreillons, rubéole (ROR), celui contre l’hépatite B (HVB) et le vaccin contre la tuberculose (BCG).

Une virée dans certains établissements de santé publique et les services de vaccination, notamment dans les PMI, nous a permis de confirmer effectivement, auprès de responsables, cette pénurie depuis quelques semaines. Préférant garder l’anonymat, certains chefs de service appréhendent la situation et ne cachent pas leur inquiétude face à ces retards dans la vaccination pour protéger les enfants de certaines pathologies mortelles, telles que la rougeole. «Ces pénuries cycliques qui retardent la vaccination et les rappels programmés dans le calendrier national risquent d’être à l’origine de nouvelles épidémies, notamment de rougeole, et voir émerger des maladies déjà éradiqués telle que la poliomyélite», lance la responsable d’une PMI. Et de signaler que «la situation urge et des mesures doivent êtes prises immédiatement pour approvisionner les centres de vaccination.

Les RDV se sont cumulés depuis un mois et les parents s’impatientent». La directrice de l’établissement impute cette pénurie de vaccins infantiles à la Covid-19. «Au début de la pandémie, nous avons effectivement appréhendé cette pénurie. Mais rien de cela. Les parents ne venaient pas faire vacciner leurs enfants de peur de se faire contaminer. Il y avait des quantités importantes de doses de vaccins durant toute l’année.

Suite à l’accalmie et au recul de la pandémie, il y a quelques mois, l’activité a vite repris et les stocks sont donc épuisés, mais non encore renouvelés vu les conditions sanitaires actuelles à travers le monde», a-t-elle expliqué. L’inquiétude gagne les parents dont les enfants n’ont pas pu être vaccinés. «Au niveau de la PMI, on nous renouvelle à chaque fois le RDV en nous disant que le service n’a pas été encore approvisionné.

C’est la troisième fois que je viens pour faire le vaccin ROR, mais en me dit que je dois revenir plus tard. On ne comprend plus rien. Pourquoi ils font tout pour avoir le vaccin contre la Covid-19 et non pas pour les vaccins pour nos bébés», lance une jeune maman offusquée en sortant du centre de soins à Draria.

Dans une autre structure sanitaire à El Achour, les vaccins sont inexistants. «Il faut aller demander au niveau de la polyclinique de la commune ou bien à la clinique privée de Ouled Fayet. Je sais que dans cette clinique, le vaccin VPO est disponible mais pour les autres, je ne sais pas», nous répond aimablement une infirmière assise derrière son bureau. L’hôpital de Beni Messous déclare la pénurie totale de ces vaccins. A Alger-Centre, leur disponibilité est plutôt disparate dans les différents EPSP.

Le vaccin ROR et le VPO sont introuvables dans la majorité des PMI, alors que le VPI et le BCG sont disponibles dans certaines d’entre elles. «Les dernières doses qu’on trouve dans certains centres de notre circonscription, que ce soit pour le BCG ou autres vaccins, nous les partageons selon la disponibilité. Nous programmons un groupe de nourrissons et nous appelons les parents à se rendre à une structure précise, pour ne pas retarder davantage leur vaccination», nous confie une chef de service. Et d’ajouter : «Tous les stocks sont épuisés.»

Le taux de vaccination à 95% pour protéger les enfants de certaines maladies virales mortelles est, selon une pédiatre rencontrée dans l’une des structures sanitaires, «un acquis à préserver». Et d’avertir que «le recul de la vaccination de cette frange de la population favorisera le retour de ces maladies.

Ce qui provoquera d’autres épidémies en cette période de pandémie de Covid-19, d’où une surcharge sur les services de santé».

Par ailleurs, le dernier appel d’offres international n°11/2020 de l’Institut Pasteur d’Algérie portant sur l’approvisionnement en vaccin anti-hépatite B ADNr pédiatrique sans thiomersal en monodose pour une quantité minimale de 3 000 000 de doses et une quantité maximale de 5 400 000 doses vient d’être publié.


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