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Incarcéré depuis trois jours pour une nouvelle affaire : Le procès en appel du général Benhadid renvoyé au 21 juin prochain

16 mai 2019 à 10 h 19 min

Programmé pour hier, le procès en appel du général à la retraite Hocine Benhadid n’a pas eu lieu. Le président de la chambre pénale près la cour d’Alger l’a renvoyé au 19 juin prochain, arguant du fait que le prévenu n’était pas sur la liste des détenus à extraire de la prison. Il y a trois jours, Benhadid a été incarcéré pour une nouvelle affaire, liée à ses déclarations.

Très malade, ne pouvant même pas marcher, son avocat craint le pire avec cette nouvelle détention.
Le procès en appel du général à la retraite Hocine Benhadid a été renvoyé, hier, au 21 juin prochain, par le président de la chambre pénale près la cour d’Alger.

Dès l’ouverture de l’audience, et avant même que l’avocat du prévenu n’arrive, le magistrat a annoncé le report du jugement de l’affaire, prétextant le fait que Benhadid n’était pas porté sur la liste des détenus à extraire de la prison d’El Harrach, à Alger.

Il s’agit du dossier pour lequel il a été condamné, le 22 mars 2018, à une peine d’un an de prison avec sursis, assortie d’une amende de 20 000 DA. Il avait été arrêté le 15 septembre 2015 en pleine autoroute, par des gendarmes qui avaient encerclé sa voiture pour l’embarquer à bord de leur véhicule.

C’était juste après s’être exprimé sur la situation du pays, sur une web-radio. Benhadid sera poursuivi pour «atteinte à l’institution militaire» et toutes les demandes de mise en liberté pour des raisons de santé, introduites par ses avocats, ont essuyé un refus. Après une dégradation avérée de son état physique, son procès a été programmé au mois de mars 2018, suivi de sa condamnation à un an avec sursis.

Ses avocats interjettent appel et un nouveau procès devait avoir lieu hier à la chambre pénale près la cour d’Alger. Mais, trois jours avant, le général à la retraite fait l’objet d’une nouvelle poursuite engagée à son encontre à la suite de la lettre qu’il a publiée, le 25 avril dernier, sur les colonnes d’El Watan, et adressée au chef d’état-major de l’Anp et vice-ministre de la Défense, dans laquelle il exprime son opinion sur la gestion de la crise que traverse le pays qui, selon lui, «exige des solutions politiques et non constitutionnelles».

Le général Benhadid est d’abord entendu, quelques jours avant, par les officiers de la DSI (Direction de la sécurité intérieure), qui relève du ministère de la Défense, durant toute une journée.

Dimanche matin, les officiers du même service se sont présentés à son domicile, lui demandant de les suivre, et le dirigent droit vers le tribunal de Sidi M’hamed, où il comparaît devant le procureur, puis devant le juge qui l’inculpe pour «participation à une entreprise de démoralisation de l’armée ayant pour objet de nuire à la défense nationale» et le place sous mandat de dépôt.

Pour Me Bachir Mechri, «le chef d’état-major a été induit en erreur. Le contenu de la lettre publiée sur El Watan n’est pas dirigé contre lui. Bien au contraire. Benhadid lui a tendu la main. Il voulait lui dire qu’il n’était pas seul à gérer la crise. Il fait état de solutions qu’il peut prendre pour faire sortir le pays de la crise.

Il lui rend hommage d’une manière indirecte pour s’être mis du côté du peuple. De plus, il est très malade. Il ne peut même pas se tenir debout. Lorsqu’il a été présenté devant le juge, ils étaient obligés de lui ramener une chaise roulante.

Il a 76 ans et traîne des maladies très lourdes. Il ne supportera pas les conditions de détention. Il a besoin d’une hygiène spéciale».


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