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mardi, 21 septembre, 2021
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Ils y sont depuis plus de 45 jours : Le désarroi des Algériens bloqués à l’aéroport de Paris

20 avril 2021 à 10 h 45 min

Si à la veille du mois de Ramadhan, une vingtaine de leurs compagnons d’infortune a rebroussé chemin vers la Grande-Bretagne ou pris des billets vers d’autres destinations, comme la Tunisie et le Maroc, cinq passagers algériens restent toujours bloqués au niveau de la zone de transit international de l’aéroport parisien Roissy-Charles-de-Gaulle, où ils se trouvent depuis fin février et devaient juste y faire une escale pour des vols Londres-Alger assurés par la compagnie nationale Air Algérie, qui n’a finalement pas pu les effectuer après la décision gouvernementale d’interdire l’entrée en Algérie à tous les voyageurs venant du territoire britannique, dans le cadre de la lutte contre la propagation de la pandémie Covid-19 et particulièrement de son variant anglais.

«Il s’agit de trois femmes : une dame âgée de 74 ans, dont le visa de visite familiale a expiré, et ses deux filles d’une quarantaine d’années chacune, l’une résidente en Angleterre et l’autre en Algérie. Elles rentraient ensemble spécialement pour voir le père âgé et malade», indique à
El Watan l’avocate Karima Hadj Saïd, en charge de ce dossier avec son confrère Alexandre André.

Et de poursuivre : «Pour les deux autres personnes, il s’agit d’un ressortissant en situation irrégulière, qui a fait le choix d’un départ volontaire, et d’un travailleur saisonnier, qui a pris ses dispositions pour rentrer définitivement en Algérie.» Notre interlocutrice a précisé qu’une sixième personne, restée jusque-là avec ce petit groupe, a «décidé de rentrer à Londres, dimanche dernier».

Vu la situation vraiment exceptionnelle, sur les plans humain et légal, des personnes demeurant à l’aéroport, dans l’incapacité de retourner vers leur destination de départ, les avocats disent avoir envoyé une demande à l’ambassade d’Algérie en France pour tenter de trouver enfin un dénouement. «Nous avons soumis notre requête mercredi dernier, afin que l’Etat algérien propose une solution convenable et satisfaisante à nos clients. Nous attendons toujours la réponse !» martèle Me Hadj Saïd. Pour elle, «il est vraiment urgent de régler cette affaire, car la situation de ces personnes est révoltante, surtout qu’on est en plein mois de Ramadhan. C’est hallucinant de voir que le gouvernement algérien est, à ce point, incapable de protéger ses enfants. J’ai à la fois de la peine et de la colère».

Du côté des autorités françaises, considérant cette affaire dès le début comme un «problème algéro-algérien», elles restent également insensibles aux sollicitations, notamment de certains députés de l’opposition, à l’instar d’Alexis Corbière (La France insoumise) et d’Aurélien Taché (Ecologie, Démocratie, Solidarité), pour aider les «naufragés» à rentrer en Algérie ou, à défaut, les accueillir provisoirement sur le territoire français.

 

Paris
De notre bureau.  S. G.


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