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Ils subissent de graves entraves au droit d’informer : Les professionnels des médias se solidarisent

10 novembre 2019 à 10 h 15 min

Une réunion s’est tenue hier à Alger, réunissant une vingtaine de professionnels des médias, de la radio, de la presse électronique et écrite, afin de constituer un front commun de défense des journalistes et de l’acte d’informer.

L’idée, bien qu’embryonnaire, est de s’unir afin de faire front à ce qui se présente comme une tempête menaçant le secteur des médias, de se solidariser avec les journalistes de la Radio nationale et de clamer le droit d’exercer la mission de «service public» qui leur est assignée.

La réunion a rassemblé une vingtaine de journalistes de toutes les générations, tous les horizons, toutes les tendances ainsi que tous les secteurs (publics, privés).

Parmi les propositions faites au cours de cette réunion figure notamment l’idée de créer un site et une page sur les réseaux sociaux pour dénoncer les entraves auxquelles font face les journalistes, la publications des écrits censurés et la mise en place de plans pour contrer les menaces ainsi que la création d’un carré de journalistes dans les marches du vendredi.

Cette initiative intervient après le lancement d’une pétition de soutien aux journalistes de la Chaîne 3 empêchés de «faire leur travail dans le respect de l’éthique et du professionnalisme», faisant référence notamment à la suspension de l’émission «Actuel» par le nouveau directeur de la chaîne francophone de la Radio nationale. «Des journalistes et producteurs de différentes chaînes de la Radio nationale ont, en effet, avec un courage remarquable, remis au goût du jour la notion fondamentale de “service public”, question posée par le Mouvement des journalistes algériens (MJA) à la fin des années 1980, mais qui a pratiquement disparue dans les années 1990», notent les pétitionnaires.

Et d’ajouter : «C’est un enjeu essentiel. Il recouvre le droit des Algériens à une information crédible, sérieuse et équilibrée. Des journalistes de la Radio nationale se sont efforcés au cours des derniers mois de s’acquitter de leur mission de service public qui signifie, dans le domaine qui est le leur, informer honnêtement et permettre les expressions plurielles et diverses.» C’est que le travail des journalistes en Algérie se fait dans un climat peu favorable.

La liberté d’informer demeure fortement menacée. Si les médias publics, tels que les journalistes de la Radio Chaîne 3,  subissent des entraves au droit de couvrir l’actualité politique de leur pays, leurs confrères des sites électroniques subissent des blocages et la presse privée, qui tient à son indépendance, fait face à un chantage à la publicité.

En l’absence d’un syndicat regroupant les professionnels de la presse, il est aujourd’hui impératif pour les médias algériens en ces temps troubles de se montrer solidaires.


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