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Ils appellent les algériens à voter «oui» pour le projet de constitution : Des partis et associations fidèles à leur serment d’allégeance

21 septembre 2020 à 11 h 11 min

Plusieurs organisations, associations et partis politiques sont restés fidèles à leur serment d’allégeance au pouvoir. En 2016, ils ont soutenu et porté haut le projet de révision de la Constitution initié par le président déchu, Abdelaziz Bouteflika.

Aujourd’hui, ces mêmes entités, n’ayant pour la plupart aucun ancrage dans la société, n’ont pas dérogé à la règle. Elles se sont prononcées pour le projet de révision de la Loi fondamentale du pays, avant même sa parution dans le Journal officiel.

Depuis une semaine, ils multiplient les réunions et les déclarations pour montrer leur allégeance au pouvoir. Ce week-end, ils étaient près de 70 responsables d’associations nationales venant de nombreuses wilayas du pays, auxquels se sont joints des enseignants universitaires et des acteurs peu connus, à se retrouver, deux jours durant, à l’hôtel El Djazaïr pour lancer leur initiative intitulée «La Nouvelle voie», en prévision des futures échéances. Ce conglomérat a annoncé son soutien et son appui au processus de réformes devant mener à la nouvelle Algérie. Projet cher au chef de l’Etat.

Dans une allocution introductive aux travaux de cette réunion, Abdelkader Bendjelloul, un activiste et syndicaliste venu de Touggourt, a affirmé avoir répondu à l’invitation qui lui a été faite pour prendre part à ce conclave par «esprit nationaliste et patriotique, dans l’intérêt du pays». Une initiative venue pour «combler le désert politique ambiant», estimant que «l’Algérie d’aujourd’hui dicte l’implication de tout un chacun pour son édification». Les participants au conclave ont certifié que leur démarche ne répond à aucun agenda préalable de quelque partie que ce soit et ont tous promis de voter «oui» le 1er novembre prochain.

Le FLN et le RND étaient les premiers à donner le quitus au projet de révision de la Constitution et à installer des directions de campagne pour assurer une large vulgarisation du document. Pour eux, «les citoyens sont appelés à participer massivement au référendum, en vue de donner une leçon aux ennemis de la nation» ! D’autres partis leur ont emboîté le pas, notamment TAJ, le MPA, El Moustakbal, le mouvement El Islah, le Parti Voix du Peuple (PVP), qui ont décidé de voter pour la révision de la Constitution soumise à référendum le 1er novembre, en ce sens où, selon ces formations politiques, le projet «consacre l’Etat des droits et des libertés et les institutions légales dans le cadre d’un large consensus national».

Ce mouvement «est convaincu» que «ce projet est digne d’une Constitution consensuelle et jette réellement les bases d’une Algérie nouvelle» ! En dépit des conditions sanitaires que vit le pays, le mouvement El Islah a qualifié «le processus de révision de la Constitution de normal» !

Le PVP a appelé les citoyens à assumer leur responsabilité en participant au débat et au vote du projet sur la révision constitutionnelle. Selon lui, «les Algériens sont appelés aujourd’hui plus que jamais à occuper le terrain en exprimant leur opinion sur le projet de la révision constitutionnelle en toute conscience et loin des manipulations». Pour ces partis qui appuient sans réserve les décisions de M. Tebboune, «le 1er novembre, date du référendum, est une date qui va consacrer une autre révolution dans la nouvelle Algérie».

Fait que contestent dans le fond et la forme les partis de l’opposition, dont certains militent pour une Assemblée constituante. Le RCD, le PT, le FFS, UCP, MDS… s’opposent à la démarche du pouvoir et ont refusé de participer au débat sur le projet de Constitution. D’autres, comme le MSP, ont participé via des propositions, mais ne l’ont pas plébiscité à l’Assemblée, arguant que le projet est loin de répondre aux aspirations du peuple. Ces partis, notamment l’UCP de Zoubida Assoul, sont convaincus que les résultats du référendum du 1er novembre sont déjà connus, puisque «le chef de l’Etat a instruit la commission du professeur Laraba d’amender la loi électorale en fonction des nouvelles dispositions constitutionnelles». 

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