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Il s’ouvre aujourd’hui au tribunal de Ghardaïa : Procès posthume du militant Fekhar et de ses compagnons

12 novembre 2019 à 10 h 20 min

Le procès de feu Kamel Eddine Fekhar et plusieurs de ses compagnons est programmé pour aujourd’hui au tribunal de Ghardaïa, a annoncé le Comité national pour la libération des détenus (CNLD) dans un communiqué posté sur sa page Facebook.

Neuf personnes sont poursuivies : le défunt militant des droits de l’homme, Fekhar Kamel Eddine, Hadj Brahim Aouf, Dabouz Salah, Daddi Nounou Noureddine, Mosbah Hammou, Cheikhbelhadj Nacereddine, Babaz Khodir et Dabouz Mohammed.

Plusieurs chefs d’inculpation sont retenus contre les personnes citées : «provocation directe d’un attroupement armé», «outrage à un fonctionnaire pendant l’exercice de ses fonctions», «diffamation, jet de discrédit sur les décisions juridictionnelles», «association de malfaiteurs» et «assistance aux criminels dans le but de préparer un délit, discrimination, exclusion», entre autres. L’affaire, qui sera examinée aujourd’hui, a été déclenchée «à cause d’un jugement rendu par le juge Degdag Djamel contre Khiate Idress et Tichabet Noureddine, condamnés à 10 ans de prison ferme, malgré qu’ils soient reconnus innocents du meurtre de feu Allout Omar. Tous les accusés dans le dossier, qui sera examiné le 12 novembre (aujourd’hui), ont critiqué cette décision sur les réseaux sociaux. L’ex-procureur général de Ghardaïa a alors tout fait pour nous faire taire», dénonce, dans une déclaration à El Watan, l’un des accusés, Me Salah Dabouz, poursuivi pour «divulgation du secret professionnel».

Selon ce dernier, «le jugement de 10 ans a été rendu le 25 mars 2019 et le Dr Fekhar et Aouf, enseignant syndicaliste, ont été arrêtés le 31 mars, alors que l’avocat avait été interpellé à Alger le 7 avril et transféré à Ghardaïa pour être emprisonné avec eux avant d’être libéré le lendemain sur ordre d’un cadre du ministère de la Justice que l’ex-PG avait violemment critiqué». Le militant Fekhar, 54 ans, placé en détention provisoire depuis le 31 mars 2019, est décédé le 28 mai 2019, suite à une longue grève de la faim.

Dénonçant de «mauvais traitements», une plainte avait été déposée par les ayants droit du défunt auprès du doyen des juges d’instruction près le tribunal de Ghardaïa contre Azeddine Mechri, l’actuel wali de Ghardaïa, Mohammed Ben Salem, l’ex-PG près la cour de Ghardaïa, Mohamed Bouhrich, juge d’instruction de la première chambre du tribunal de Ghardaïa, Ahmed Bendjeghaba, directeur de la prison de Ghardaïa et Bachir Bahaz, directeur de l’hôpital Tirichine de Ghardaïa. «Le juge d’instruction de la deuxième chambre a carrément refusé d’ouvrir une information judiciaire sans même faire une enquête préliminaire, comme le prévoit la loi», s’indigne Me Dabouz.

L’avocat, qui se trouve actuellement en Europe en compagnie du syndicaliste Hadj Brahim Aouf, annonce qu’il «prépare des démarches importantes pour faire intervenir des instance onusiennes dans ce dossier». La plainte sera déposée, poursuit-il, «contre les 5 accusés que la justice algérienne refuse de poursuivre, et aussi contre l’Etat qui devait donner des garanties à Fekhar Kamel Eddine pour ne plus subir le même sort que celui subi en 2015, selon l’avis rendu par le groupe du travail pour les détentions arbitraires (avis N° 34/2017 le 27 avril 2017)».


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