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Il sera le président intérimaire en cas de démission de Abdelaziz Bouteflika : Abdelkader Bensalah, le recours contesté

26 mars 2019 à 10 h 00 min

Qui succédera au président Bouteflika en cas de démission ou d’application de l’article 102 de la Constitution ? La question est plus que jamais d’actualité. La problématique ne serait pas posée dans d’autres conditions, dans la mesure où la Loi fondamentale a codifié ce volet relatif à la présidence de la République.

Mais l’avènement du mouvement populaire réclamant le départ du système et de ses représentants change carrément la donne. Le deuxième homme de l’Etat, en l’occurrence le président du Sénat, Abdelkader Bensalah, censé prendre l’intérim du chef de l’Etat avant d’organiser une présidentielle dans un délai de 90 jours, ne fait plus l’unanimité. L’opposition et les Algériens qui manifestent depuis plus d’un mois le rejettent. On invoque d’ores et déjà la polémique autour de sa nationalité d’origine.

C’est le député du parti islamiste FJD, Lakhdar Benkhalaf, qui vient d’invoquer cette question. «Abdelkader Bensalah ne peut pas prendre l’intérim du Président à cause de sa nationalité d’origine» (on dit qu’il a été naturalisé après l’indépendance ndlr), a expliqué Benkhalaf lors de son passage, avant-hier, sur un plateau de la chaîne TV privée Echourouk News.

Le député islamiste rappelle les rumeurs ayant circulé, il y a quelques années, selon lesquelles Abdelkader Bensalah serait «un Marocain d’origine qui n’aurait acquis sa nationalité que durant les premières années de l’indépendance».

Mais l’homme avait démenti, à l’époque, cette rumeur en précisant qu’il était né en Algérie dans un village de la région de Tlemcen, à la frontière avec le Maroc. «Cherchez mes origines et mes racines et vous les trouverez dans les profondeurs du Djebel Fellaoucène, à Tlemcen, là ou sont nés mes parents et mes ancêtres, là où je suis né aussi, là où ils ont grandi, vécu et décédé. (…) Si vous voulez savoir qui je suis, allez au village de Mahrez, daïra de Fellaoucène, ouvrez les registres de l’état civil de la commune et interrogez ceux que vous voulez», avait-il expliqué en 2013.

Un cacique du régime

Au-delà de cette polémique autour de ses origines, Abdelkader Bensalah, un des fervents défenseurs du 5e mandat du président Bouteflika, est perçu par l’opinion nationale comme un cacique du régime. Un membre de ce système auquel le mouvement populaire demande, aujourd’hui, de « dégager ». Membre désigné dans le tiers présidentiel au Conseil de la nation, l’homme est à la tête de cette institution depuis plus de 10 ans. Il est aussi au-devant de la scène depuis le début des années 1990.

Ayant présidé le Conseil national de transition (CNT), Bensalah est devenu président de la première Assemblée nationale populaire (APN) pluraliste dès 1997. Un poste qu’il a occupé jusqu’en 2002, avant d’être désigné président du Sénat, en remplacement de Mohamed Cherif Messadia, décédé. Membre fondateur du RND, dont il est même devenu secrétaire général, il symbolise, comme de nombreuses personnalités au pouvoir, le système qui a conduit le pays à cette impasse politique.


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