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Saïd Salhi, vice-président de la LADDH, à propos de la conférence nationale prévue à Alger : «Il ne s’agit ni de structuration ni de représentation du hirak»

18 février 2020 à 10 h 04 min

Selon Saïd Salh, «la Proclamation du 22 février», qui ne prétend ni structurer ou représenter le mouvement populaire, aspire à reprendre l’initiative politique au moment où le régime en place veut imposer sa propre feuille de route à travers une réforme constitutionnelle rejetée par le hirak et une partie de l’opposition.

La conférence nationale «unitaire» d’acteurs du hirak, prévue jeudi prochain à la salle Harcha d’Alger, à l’initiative de plusieurs collectifs de la société civile, suscite déjà méfiance et suspicion, notamment sur les réseaux sociaux.

Membre du Collectif de la société civile pour la transition démocratique et l’un des initiateurs de ladite conférence, Saïd Salhi a tenu à rassurer les uns et les autres, alors que le mouvement de contestation demeure divisé sur la marche à suivre à l’orée de sa seconde année de mobilisation pacifique.

Selon lui, «la Proclamation du 22 février», qui ne prétend ni structurer ou représenter le mouvement populaire, aspire à reprendre l’initiative politique au moment où le régime en place veut imposer sa propre feuille de route à travers une réforme constitutionnelle, rejetée par le hirak et une partie de l’opposition.

«Des initiatives autonomes sont lancées par des acteurs de la société civile, des activistes du hirak, et elles sont multiples et dans plusieurs wilayas, en vue d’ouvrir des espaces de débat, d’échange et de dialogue au sein du hirak pour pouvoir faire émerger des idées, des propositions et une plateforme politique unitaire à même de traduire les revendications du hirak, les aspirations du peuple algérien pour le changement», a souligné Saïd Salhi, également vice-président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme, dans un texte publié sur sa page Facebook.

Si le mouvement de contestation, sans structure officielle ni leaders, a obtenu la démission de l’ex-président Bouteflika et l’incarcération d’apparatchiks et hommes d’affaires corrompus, il n’a pas pu toutefois empêcher l’élection de Tebboune, lors d’un scrutin imposé par le pouvoir et boycotté par la majorité des Algériens.

Depuis la présidentielle, le hirak, qui n’a pas cessé de réclamer, en vain, une véritable rupture avec le système politique en place, est confronté à la persistance de la répression. «Une année après le hirak, nous sommes encore sous le même régime, autoritaire et dictatorial. Les violations des droits fondamentaux sont presque banalisées.

Après une année de hirak, le pouvoir parle encore d’autorisation préalable pour une réunion publique, alors que ce droit est acquis par le peuple dans la rue et s’exerce chaque vendredi et mardi depuis une année maintenant», a-t-il dénoncé.

Les initiateurs de la conférence nationale, dont Khaled Drarni, représentant du Collectif des journalistes indépendants, et Me Hafid Tamert, membre du Collectif des jeunes avocats algériens, ont été empêchés, avant-hier, de tenir leur conférence de presse, prévue à l’hôtel d’El Biar.

Si le hirak a réussi des «miracles», il reste, en revanche, à traduire ses revendications en un «contrat politique et social», selon Saïd Salhi.

«Chaque vendredi, nous marchons dans la cohabitation, en assumant notre diversité, nous marchons côte à côte, femmes/hommes, jeunes, de tous âges, nous marchons dans la tolérance et le respect de nos différences culturelles, linguistiques, religieuses, idéologiques…

C’est le nouveau consensus construit par le miracle de la révolution de février 2019. Ce consensus, c’est l’expression du nouveau contrat populaire, alors ce contrat devra être traduit en un contrat national, un contrat politique et social.

Rassurez-vous, il ne s’agit ni de structuration ni de représentation du hirak, qui représente la volonté du peuple», a assuré ce membre du Collectif de la société civile pour la transition démocratique.

La conférence nationale «unitaire» d’acteurs de la contestation sera sanctionnée par la «Proclamation du 22 février», qui constitue un document «consensuel», inspiré des revendications du hirak et de ses slogans, selon ses initiateurs.         


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