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Il juge sa candidature à «contre-courant des codes du système» : Mokrane Aït Larbi soutient Ali Ghederi

21 janvier 2019 à 11 h 30 min

C’est un soutien politique de poids à la candidature de Ali Ghederi pour la présidentielle d’avril prochain. Figure du barreau et militant politique au long cours de la mouvance démocratique, Mokrane Aït Larbi apporte son soutien à la candidature de Ali Ghederi et décide de s’impliquer directement dans sa campagne électorale. «Après plusieurs échanges avec M. Ali Ghederi sur les grandes lignes de son projet, j’ai décidé d’apporter mon soutien à sa candidature et de participer activement à sa campagne électorale», a déclaré le célèbre avocat dans un communiqué rendu public hier.

Franchement engagé – sans répit – dans le combat démocratique et des libertés depuis les années de clandestinité, Mokrane Aït Larbi va assurément «muscler» la candidature de Ghederi et élargir sa surface politique. Elle provoque de la dynamique. Tout en tenant compte de la difficulté de la tâche au regard du «climat d’angoisse, de tension et d’incertitude sur l’avenir immédiat du pays», Me Aït Larbi estime que la candidature du général-major à la retraite est «à contre-courant des codes du système» et «ouvre le jeu politique et impose une redistribution des cartes par le recours à la volonté populaire comme unique source de légitimité».

Entre les deux hommes aux parcours totalement distincts semble se dégager une convergence autour d’un projet résolument tourné vers la «modernité». Le désormais candidat à l’élection présidentielle a, à maintes reprises, affiché ses convictions démocratiques et surtout a décidé «d’aller au combat». Le soutien de l’infatigable défenseur des droits de l’homme est, à lui seul, une preuve que les lignes peuvent bouger dans l’action et des alliances politiques peuvent être forgées autour des idées et des projets.

Ce qui peut rendre possible des évolutions positives dans l’action politique. C’est le sens même que donne Mokrane Aït Larbi dans sa démarche. Face à l’immobilisme qui plombe le pays jusqu’à le propulser dans l’inconnu, faut-il rester à la marge ? Faut-il choisir une posture morale somme toute confortable ou prendre le risque de se lancer dans la bataille quand bien même les chances de triompher sont minimes. Entre la résignation et l’action, l’ancien détenu d’opinion a fait son choix et depuis longtemps. Crédule ? Sans doute pas.

Il estime que le jeu politique est loin d’être ouvert. Mais est-ce une fatalité ? «Si les conditions d’un scrutin loyal, transparent et régulier sont, pour l’instant, loin d’être réunies, la conjoncture impose de sortir des luttes d’appareils, des confrontations claniques et des débats entre initiés, pour impliquer le citoyen dans les choix qui engagent son avenir et celui de ses enfants», explique Mokrane Aït Larbi. Pour lui, et ce n’est pas nouveau dans sa façon de lutter, «seule la voie démocratique et pacifique pourra faire éviter au pays le fait accompli des coups de force autoritaires et les dérives aventurières qui risquent d’engendrer des conséquences tragiques».

La situation dans laquelle est enfermé le pays appelle des révisions déchirantes, mais également de la dynamique citoyenne pour le remettre sur les rails du développement politique. Aït Larbi en appelle justement aux consciences. «Dans cette situation de risques pour la cohésion nationale et la paix civile, la conscience de tous les citoyens, dans le respect des convictions de chacun, est interpellée pour prendre part au sursaut solidaire qui permettra de restaurer l’espoir autour d’un nouveau contrat social», sollicite-t-il.



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