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Il était le commandant de la gendarmerie nationale de 2000 à 2015 : Le général Boustila n’est plus

15 octobre 2018 à 1 h 00 min

Le général de corps d’armée Ahmed Boustila est mort, hier, dans un hôpital à Paris (France), à l’âge de 74 ans, des suites d’une maladie gastrique, avons-nous appris de ses proches. Né le 8 avril 1944 à Aïn M’lila, dans la wilaya d’Oum Bouaghi, il avait occupé, depuis l’année 2000 jusqu’à 2015, le poste de commandant de la Gendarmerie nationale (CGN).

Il est parti en retraite à l’âge de 71 ans, après 15 années à la tête de ce corps constitué. La dépouille sera rapatriée demain après-midi et l’enterrement aura lieu mardi 16 octobre après la prière du dohr au cimetière de Ben Aknoun, selon toujours la même source.

Le général Ahmed Boustila avait cédé les commandes du CGN au général-major Nouba Menad, 60 ans, qui le secondait en tant que chef d’état-major. Ce dernier a hérité, faut-il le relever, d’une institution moderne, structurée et bien formée, disséminée sur tout le territoire national. En effet, dans ses efforts persévérants consentis en matière de développement de la Gendarmerie nationale, Si Ahmed, comme aiment à l’appeler ses proches, a œuvré à développer ses capacités logistiques et ses ressources humaines, à même de l’arrimer à la modernité et aux mutations qui s’opèrent au fil des années. Ce qui lui a valu l’élargissement de ses missions et des moyens à la faveur de la restructuration du DRS, dont les grandes enquêtes économiques.

Depuis la bavure de 2001, la Gendarmerie nationale a amorcé, à l’époque de Si Ahmed, un virage visant à redorer son blason terni par le Printemps noir. La satisfaction en 2003 d’une grande partie des revendications de la «plateforme d’El Kseur», en est le premier effort de réconciliation. Sur le plan professionnel, l’ex-CGN a réalisé, dans le cadre de son plan de développement 2005-2010, pas moins de 2000 projets grandioses et prometteurs, s’étalant sur une superficie avoisinant les 11 millions de mètres carrés.

De 50 000 gendarmes en 2000, ils étaient plus de 135 000 à la veille de son départ à la retraite en 2015. Cette croissance s’avérait un indice positif s’ajoutant à la formation de qualité qui touchait toutes les promotions. Parmi les projets, un pôle scientifique et technique, une école de police judiciaire, un centre d’instruction de la Gendarmerie nationale, un réseau unifié d’information et de télécommunication, un nouveau siège pour le Détachement spécial d’intervention (DSI), de nouveaux sièges de groupements d’intervention et de réserve (GIR), de nouveaux postes avancés pour les unités des Garde-frontières (GGF).

Enfin, avant de partir, le général de corps d’armée Ahmed Boustila, à qui tout le corps rend hommage aujourd’hui, avait relancé l’unité de la gendarmerie navale. Mise en veille au lendemain de la création des forces navales et garde-côtes militaires, elle sera remise sur pied pour assurer la mission de «police maritime».



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