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jeudi, 03 décembre, 2020
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Lazhar Hani. Nouveau ministre des Transports : «Il est urgent de réformer le système portuaire»

14 juillet 2020 à 10 h 01 min

Le 23 juin dernier, le gouvernement Djerad a connu un remaniement ayant permis à six nouveaux ministres de le rejoindre. Lazhar Hani est de ceux-là. Il a été nommé ministre des Transports. Pour une fois, c’est un homme d’affaires spécialisé dans le transport maritime dont l’expérience dans le domaine, notamment maritime, se compte en décennies. En effet, depuis la Compagnie nationale algérienne de navigation (CNAN) où il était le PDG jusqu’en 1995, son riche parcours s’est élargi jusqu’aux compagnies internationales. Agé de 72 ans, Lazhar Hani était avant sa nomination actionnaire dans la filiale algérienne de la logistique espagnole, Romeu Algérie, et celle de Green Algérie du taïwanais Evergreen Marine Corp. Comme il est le Président du conseil d’administration (PCA) de China Shipping Algeria, filiale algérienne de China Shipping Container Lines.

– Vous avez été nommé ministre des Transports le 23 juin à la faveur d’un remaniement gouvernemental. De par votre expertise dans ce domaine, notamment maritime, pouvez-vous nous dresser un état des lieux de ce secteur en Algérie ?

Après trois semaines à peine, il est beaucoup trop tôt pour faire un constat. Cependant, il est certain que ce secteur stratégique a besoin d’être réformé et modernisé pour répondre aux besoins du pays.

– La gouvernance portuaire en Algérie n’a pas connu une évolution sensible, nonobstant le dispositif législatif et réglementaire. Malgré les potentialités portuaires dont dispose l’Algérie, peut-on déduire que la situation actuelle est irréversible ?

Non, la situation n’est ni irréversible ni statique. Il est vrai que le complexe portuaire national accuse un important retard par rapport à ce qui existe dans le bassin méditerranéen.

Ce retard est l’une des sources des surcoûts qui participent directement à l’augmentation de l’inflation dans le pays et auxquelles il faudra remédier avec la contribution de toute la communauté portuaire.

– Quelle est votre recette pour remédier à cette situation ?

Il n’y a pas de recette miracle. Nous devons sans tarder engager des actions qui, avec la participation et l’engagement de tous les acteurs de la communauté portuaire, apporteront les améliorations nécessaires pour rendre l’outil portuaire plus performant.

Les ports ne sont qu’un maillon de la chaîne. Tous les autres sous-secteurs des transports nécessitent une mise à niveau à laquelle il faudra s’atteler.

– Depuis quelques semaines, on parle d’une possible privatisation des ports algériens, option contre laquelle les hommes de la mer semblent être contre. Quel est votre avis à ce sujet ?

La privatisation des ports algériens n’est pas à l’ordre du jour. Cependant, il est urgent de réformer le système portuaire. Le secteur dispose des compétences à même d’aider à la réussite des réformes qui seront entreprises.

– Depuis votre arrivée à la tête de ce ministère, on évoque à votre sujet un conflit d’intérêts sachant que vous êtes actif autant que votre famille, à titre privé, dans le domaine du transport maritime. En effet, vous êtes actionnaire dans la filiale algérienne de la logistique espagnole, Romeu Algérie, et celle de Green Algérie du taïwanais Evergreen Marine Corp. Mieux, vous êtes le président du conseil d’administration (PCA) de China Shipping Algeria, filiale algérienne de China Shipping Container Lines. Vos participations dans ces compagnies sont-elles en accord avec les lois de la République ? Quelle est la valeur ajoutée pour l’Algérie ?

J’ai fait toute ma carrière professionnelle dans le secteur des transports. Depuis mon départ de la CNAN il y a 25 ans, j’ai bâti un groupe familial dans le domaine du transport maritime et de la logistique, entre autres activités.

Pour ce qui est du conflit d’intérêts potentiel que vous évoquez, c’est un cas de figure prévu par la loi qui ne permet pas de cumuler l’exercice de fonctions supérieures de l’Etat avec la gestion d’activités commerciales. J’ai donc pris, dès ma nomination, toutes les dispositions pour m’y conformer.

– Air Algérie a présenté dernièrement son plan de mise en navigabilité de sa flotte d’avions en prévision de la reprise des vols après la levée des mesures de confinement. Si la pandémie de la Covid-19 persiste, peut-on envisager quand même une reprise du trafic du transport de voyageurs ?

La reprise du trafic du transport de voyageurs, tous secteurs confondus, est conditionnée par l’évolution de la situation sanitaire dans le pays. 

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