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jeudi, 23 janvier, 2020
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Il a dit : Ahmed Tessa, ex-conseiller au ministère de l’Education nationale et expert pédagogue.

07 septembre 2018 à 1 h 41 min

La ministre de l’Education nationale a mis en place une liste de fournitures scolaires pour les élèves des différents paliers afin de réduire le coût et le poids de ces affaires. Cette décision va certainement être respectée. Qui peut douter un instant que les enseignantes et enseignants vont s’opposer à une décision qui va dans le bon sens et dans l’intérêt de l’élève ?

Je ne pense pas que nos éducateurs soient dans cet état d’esprit. Ils ont à cœur d’offrir les conditions idoines pour une bonne rentrée scolaire… Il y a eu un projet d’installation de casiers à l’intérieur des écoles pour alléger les cartables et la proposition date de longtemps. Des walis et des P/APC s’étaient engagés à financer l’opération. Certains ont honoré leur engagement. Une infime minorité.

Le ministère avait fixé le type de casiers à fabriquer, mais il faut de l’argent. Une autre solution est une refonte des programmes et une autre approche de l’élaboration des manuels. Ces derniers sont souvent surchargés en pages et en contenus : d’où leur poids qui augmente. On peut parler de l’apport des parents qui doivent éviter de surcharger le cartable de leur enfant et surtout lui apprendre à respecter l’emploi du temps du lendemain et préparer en conséquence son cartable, la veille avant de dormir…

Concernant les prix des fournitures scolaires, comme tout citoyen, je constate que des fabricants, des commerçants, voire des vendeurs clandestins sont sous l’effet de la drogue dite de «Ramadhan à l’algérienne». Comprendre, la voracité à faire exploser le chiffre d’affaires, en pénalisant les parents et le fisc. On le voit à l’approche des fêtes religieuses où les prix s’envolent par enchantement.

C’est la même logique. C’est le libéralisme débridé – toujours selon sa version algérienne – qui a tué les entreprises publiques qui assuraient des prix abordables, ainsi que les fameuses coopératives scolaires.

Par ailleurs, le phénomène d’imposer aux élèves des marques précises est une pratique immorale si elle s’inscrit dans le but de faire de la pub rémunérée en contrepartie. C’est aux parents de faire leur choix, selon leurs moyens. L’enseignant n’a pas à leur ajouter le fardeau financier d’une imposition non réglementaire.


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